Il aurait souhaité que l’instance qu’il préside soit un fondement institutionnel

Mohamed Charfi veut plus de poids constitutionnel à son Autorité

A lumière des propositions de révision constitutionnelle contenues dans la nouvelle mouture, il y a lieu de savoir que sur les 240 articles de la Constitution, 148 ont été amendés, selon  le professeur Laraba,  président du comité d’experts en charge des propositions de révision constitutionnelle, qui s’exprimait hier sur Les ondes de la  Radio chaine 3. « En la forme, sur les 240 articles de la Constitution, 148 ont été amendés et rectifiés pour être soumis à propositions et évaluations, et ce, après une analyse critique de ce « qui n’a pas marché dans les précédentes », a-t-il indiqué. Et parmi les amendements, il s’en est trouvé en la personne de Mohamed Charfi, président de l’Autorité indépendante en charge de la surveillance des élections, quelqu’un loin d’être satisfait. Et pour cause : Selon lui, la  place impartie à son instance, comparativement au rôle qui était le sien dans le règlement de la crise politique traversée par le pays, gagnerait à être plus importante. Pour ce dernier,   « L’Autorité, même si elle est constitutionnalisée, n’apparaît pas dans le nouveau projet comme un fondement institutionnel, alors qu’elle est considérée comme un élément important dans le décorum de la nouvelle Algérie qui est en train de se mettre en place, sous l’impulsion du président Tebboune », a-t-il déclaré mercredi  à l’ouverture d’un séminaire consacrée justement à la révision de la Constitution. Sans le dire,  Mohamed Charfi aurait visiblement souhaité que son instance figure dans le prologue de la nouvelle constitution, comme c’est le cas pour le « Hirak  béni et l’institution militaire, pour leur rôle pour le règlement de la crise. »   Pour bien mettre en exergue, le rôle de son Autorité, telle qu’il la conçoit Mohamed Charfi fait référence aux propos de Abdelkader Ben Salah , alors chef de l’Etat, qui avait déclaré qu’ « en Algérie l’Armée  et une Autorité nationale gèrent la situation » « Nous avons assumé une lourde responsabilité, cette responsabilité doit  trouver son plein aboutissement  dans la prochaine constitution pour que les future générations comprennent que l’Algérie vit une nouvelle ère fondée sur la sécurité et la démocratie dans le cadre d’une Algérie nouvelle qui consacre l’osmose entre le Hirak béni et l’institution militaire »  . Charfi a tenu également à rappeler que  c’est bien son instance qui ,avait appelé le président de la République « pour ouvrir des consultations politiques pour enrichir le nouveau projet politique, en application de la mission dont elle était chargée par le peuple souverain »

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