Identification du cheptel bovin : mieux vaut tard que jamais !

Identification du cheptel bovin : mieux vaut tard que jamais !

Alors que les bovins importés d’Europe par exemple possèdent  une boucle à leurs oreilles contenant une puce avec un code d’identité du pays, la région de provenance , le propriétaire et l’identité du bovin »,en Algérie, cette pratique n’existe pas encore ou rarement chez certains éleveurs qui pratiquent l »élevage moderne.

L’utilité de création d’un fichier national pour l’identification animale permettra le suivi de l’animal depuis sa naissance jusqu’à son décès ou abattage et donc jusqu’à l’assiette du consommateur.

C’est pourquoi, le ministère de l’Agriculture et du développement rural lancera à partir du premier octobre prochain une opération d’identification du cheptel bovin au niveau de deux wilayas pilotes avant sa généralisation progressive au niveau national, a annoncé le département ministériel dans un communiqué.

« Dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route du secteur de l’Agriculture et du développement rural, notamment en ce qui concerne la réalisation du programme de numérisation et de renforcement du système d’information et d’aide à la décision, le ministère de l’Agriculture et du développement rural lancera à partir du 1er octobre prochain une opération d’identification du cheptel bovin au niveau de deux wilayas pilotes, à savoir Bejaia et Tlemcen avant sa généralisation progressive au niveau national », lit-on dans le document.

Selon la même source, cette opération d’envergure nationale, qui sera jumelée à la campagne de vaccination des bovins contre la fièvre aphteuse, consiste à enregistrer toutes les informations relatives à l’animal dans une base de données nationale, dans la perspective de réaliser un inventaire complet de tous les animaux présents dans l’exploitation.

Outre l’amélioration du système de gestion des éleveurs, le ministère a noté que ce programme va garantir l’origine de chaque animal acheté, suivre les mouvements des animaux à travers les exploitations et les marchés, assurer l’efficacité des programmes de santé animale et asseoir une meilleure visibilité statistique », a conclut le communiqué .

Par Rabah Kourougli