Grande mosquée d’Alger : Un chef-d’œuvre architectural et religieux multifonctionnel

La Grande Mosquée d'Alger Messagepar sadral » 01 Septembre 2014, 19:54 http://www.forcesdz.com/forum/viewtopic.php?t=1546&p=127380

Grande mosquée d’Alger : Un chef-d’œuvre architectural et religieux multifonctionnel

Erigée au cœur de la baie de la capitale, la Grande mosquée d’Alger, dont la salle des prières a été inaugurée ce soir par le Premier ministre à l’occasion de la célébration de la fête du Mawlid El Nabawi constitue un vrai chef-d’œuvre architectural et religieux multifonctionnel.

La mosquée, est la plus grande d’Afrique et la troisième plus grande au monde après Masdjid El Haram de la Mecque et Masdjid El Nabawi de Médine.

Constituant un véritable pôle attractif à caractère religieux, culturel et scientifique, «Djamaa El Djazaïr» se distingue à l’échelle internationale par son minaret, le plus haut au monde, long de 267 mètres et sa salle de prière de 20.000 m2 pouvant accueillir jusqu’à 120.000 fidèles.

Déployée sur une superficie totale de 27,75 hectares sur le territoire de la commune de Mohammadia, la Grande mosquée d’Alger dispose de 12 bâtiments indépendants dont une grande bibliothèque riche d’un fonds bibliothécaire d’un million de livres et pouvant recevoir 3.500 personnes.

Un centre culturel de 8.000 m2 de superficie, pouvant accueillir 3.000 personnes et une maison du Coran «Dar El Qoran», d’une capacité de 300 places, dédiée aux étudiants post-gradués algériens et étrangers en sciences islamiques et sciences humaines font partie également de ces bâtiments allant modernité et authenticité.

Dans le domaine culturel et artistique, la Grande mosquée d’Alger est renforcée par une médiathèque, une vidéothèque, une filmothèque, deux amphithéâtres, un amphithéâtre de 500 places avec salle de projection, une salle de travail d’une capacité d’accueil de 30 à 50 personnes, des espaces de projection, des ateliers d’art et un pôle informatique.

«Djamaa El Djazaïr» abrite aussi une immense esplanade, des jardins de détente, des espaces verts comportant plus de 700 variétés d’arbres, d’arbustes et de plantes, des bassins et des plans d`eau minutieusement aménagés, sans oublier les espaces dédiés à la restauration, aux loisirs, aux commerces ainsi qu’un hôtel de haut standing construit à proximité, disposant de 300 chambres.

L’édifice comprend également un parking de stationnement d’une capacité de 4.000 à 6.000 places construit sur deux niveaux au sous-sol, des blocs administratifs et des postes de protection civile et de sûreté.

Six  kilomètres d`écritures calligraphiques

A l’intérieur, la Mosquée se démarque par les 618 colonnes octogonales dressées dans la grande salle de prière et décorées de marbre avec des veinures d`un blanc éclatant et par les 6 (six) kilomètres d`écritures calligraphiques, dont certaines ont été gravées sur du marbre et de la pierre avec un système de laser, décorant la salle de prière ainsi que les différents autres espaces du monument.

Le toit de la salle de prière, qui s`élève à une hauteur de 45 mètres, supporte, quant à lui, une immense coupole dorée d`un diamètre de 50 mètres culminant à une hauteur de 70 mètres.

A proximité du mihrab (utilisé par l’imam pour diriger les prières) se trouve le minbar, une sorte d`escabeau en bois de cèdre, d`une splendide sculpture.

Quant au minaret, il comporte 43 étages desservis par des ascenseurs panoramiques permettant d’observer la baie d’Alger et ses environs. Chaque étage est doté d’un espace fonctionnel dont une aire d`entrée spacieuse, avec un grand foyer, prévu au pied du minaret, un musée et un centre de recherche pour l’art et l’histoire islamiques.

Le projet de la Grande mosquée d’Alger, dont les travaux ont été entamés en 2012, avait été confié à l`Entreprise chinoise China State Construction Engineering Corporation (CSCEC).

L’utilité, mais le coût surtout, de cet édifice dans une Algérie où le besoin d’infrastructure d’utilité publique se pose toujours, a nourri la polémique pendant des années. Cependant, au début septembre, l’Argentier du pays a mis fin à cette polémique.

«Loin des surenchères avancées çà et là, le véritable coût global des affectations allouées à la construction de ce monument religieux, civilisationnel et politique est de 898 millions d’euros et non 3 milliards», comme rapporté, avait déclaré Aymen Benabderrahmane.