Fuites des sujets du Bac : des peines d’emprisonnement prononcées

Fuites des sujets du Bac : des peines d’emprisonnement prononcées

En dépit des mises en garde des autorités compétentes et toutes les dispositions prises dans le cadre de la lutte contre la triche aux examens, la fuite des sujets semble s’inscrire dans les « mœurs ».  En face, la justice est décidé à « frapper » fort.

On ne badine pas cette année avec la triche. En effet, après avoir prononcé les premières peines d’emprisonnement pour des faits liés à la fuite des sujets de l’examen du Brevet d’enseignement moyen (BEM), de lourdes peines ont été également prononcées pour des faits liés à la fuite des sujets du baccalauréat, cette fois-ci. 

Ainsi, le tribunal de Hassi Bahbah dans la wilaya de Djelfa, a  condamné, selon un communiqué du ministère de la Justice rendu public ce lundi 14 septembre,  deux lycéens à  une peine de trois ans  de prison  ferme assortie d’une amende de 5 00.000 DA pour avoir diffusé le corrigé de  l’examen de langue arabe.

Á Tebessa également, un autre prévenu a été condamné à une peine de 18 mois de prison ferme  assortie d’une amende de 1 00.000 DA. Toujours dans la wilaya de Tebessa deux individus, (un homme et une femme) ont été condamnés à une peine d’une année de prison ferme assortie d’une amende de 50 000 DA. 

Pour les mêmes délits,  le tribunal de Leghouat a condamné une prévenue à une peine d’une année de prison ferme assortie d’une amende de 100 000 DA alors que deux autres prévenus ont été condamnés à une peine d’une année de prison ferme assortie d’une amende de 100 000 DA par le tribunal de Ksar Chellala dans la wilaya de Tiaret. Quant au tribunal de Oued Rhiou dans la wilaya de Relizane, une peine de 10 mois de prison ferme assortie d’une amende de 100 000 DA, a été prononcée à l’encontre d’un prévenu.

Par ailleurs, le ministère de la Justice a précisé que les brigades de lutte contre la cybercriminalité déployées sur tout le territoire national « ont pu identifier plusieurs personnes ayant commis des actes similaires ». Le ministère public s’emploie à les arrêter pour les présenter à la Justice  et requérir des peines maximales à leur encontre.

Pour rappel,  en 2016, près de la moitié des candidats au baccalauréat avaient été contraints de repasser l’examen après des fuites « massives » de sujets des épreuves sur internet.

Ce scandale avait entraîné l’arrestation de dizaines de personnes, dont des cadres de l’Éducation nationale, soupçonnés d’être impliqués dans les fuites.

F.H