France : un syndicat étudiant compare les violences policières à l’oppression coloniale en Algérie

France : un syndicat étudiant compare les violences policières à l’oppression coloniale en Algérie

A Nice, une ville située dans le sud-est de la France, un syndicat étudiant accuse gravement la police après le décès d’un jeune âgé de 20 ans, le mois de janvier dernier. Poursuivi par la Brigade Anti-Criminalité (BAC), il s’est tué à moto.

Pour « Solidaires Étudiant-e-s Nice », il s’agit d’un meurtre « commis par les agents de la BAC ». Dans un post publié sur sa page Facebook et cité par CNews, le syndicat a comparé les violences policières aux méthodes de répression de la France coloniale en Algérie.

« Encore un meurtre de la Police par la BAC sur un jeune des Liserons. Alors que la police n’a donné aucune explication sur les événements, son collègue (qui se trouvait sur la moto au moment du choc, Ndlr) vient de sortir de l’hôpital et il raconte que la police aurait déstabilisé le scooter en le percutant par l’arrière », accuse le syndicat.

Et de faire le parallèle, « Cette violence structurelle et le racisme de cette brigade ne sont plus à démontrer. Comme sa tendance à modifier la réalité dans son intérêt. Cette unité, qui croit avoir tous les droits dans les quartiers, est l’héritière directe des techniques d’oppression coloniale de l’époque de l’Algérie Française ».

Une accusation qui a provoqué, non seulement, la polémique, mais aussi un tollé chez les forces de l’ordre. Le syndicat Alliance Police Nationale 06 a dénoncé des propos « mensongers et diffamatoires ».

« Honte à vous qui tentez médiocrement d’exister en promouvant la haine des institutions à travers les réseaux sociaux, poursuit-elle. La population n’est pas dupe », a-t-il fustigé selon la même source.

Skander Boutaiba