France : un Algérien condamné pour avoir agressé un policier dans un commissariat

France : un Algérien condamné pour avoir agressé un policier dans un commissariat

Un Algérien, présenté comme un dépressif, a été condamné, hier mercredi, à trente mois de prison pour avoir tenté de poignarder, au mois de janvier, un policier au couteau dans un commissariat de la ville d’Amiens.

Âgé de 44 ans, selon 20 Minutes, le mis en cause a également été condamné à verser 1.500 euros de dommages et intérêts à ce policier, « et 1.000 euros à un deuxième, légèrement blessé à la main ».

Le 13 janvier, ce ressortissant algérien s’était présenté un peu avant 16 heures dans le commissariat de police du centre-ville car ce dernier est « régulièrement fréquenté par le public ». « Il sonne à l’entrée, et lorsque le policier présent lui ouvre la porte, il se précipite vers lui avec un couteau sorti en [sa] direction », avait expliqué à l’époque Alexandre De Bosschère, procureur de la République d’Amiens.

« Le policier a eu le très bon réflexe de le maintenir par les bras et de reculer et n’a pas été touché par le couteau. L’homme a pu être maîtrisé sans blesser qui que ce soit », a-t-il raconté. Un policier a été « légèrement égratigné au doigt en retirant l’arme, mais c’est une blessure indirecte alors que l’auteur était déjà maintenu », avait-il ajouté.

Selon le policier agressé, le quadragénaire avait tenté de lui porter « au moins deux coups », sans succès. « Je n’ai jamais fait de mal à personne », a répliqué le mis en cause qui s’est excusé auprès de lui.

Ce dernier a affirmé souffrir d’une dépression et a assuré avoir fait deux tentatives de suicide par le passé. « Aucun élément allant dans le sens d’une quelconque radicalisation » n’a été découvert au cours de l’enquête, a indiqué le parquet. Il a requis, tout de même, quatre ans de prison à l’encontre du prévenu.

Une peine qui n’est pas suffisante pour les avocats des deux policiers qui veulent faire appel pour requalifier les faits. « Ce dossier relève du terrorisme et n’a pas sa place en procédure correctionnelle. Il voulait mourir en martyr », a estimé Djamilah Berriah, avocate de l’un des deux policiers constitués partie civile.

« Arrivé en France en 2005 avec un visa long séjour étudiant, il avait fait l’objet de trois obligations de quitter le territoire français mais était inconnu de la justice. Selon l’expert psychiatre, son discernement n’était pas altéré au moment des faits », a ajouté 20 Minutes.

Skander Boutaiba