France : Ancien chef des Armées, le général Villiers craint que le pays puisse « basculer s’il y a une étincelle ».

France : Ancien chef des Armées, le général Villiers craint que le pays puisse « basculer s’il y a une étincelle ».

Rien ne va plus en France, où peut tout « basculer », si l’on reprend les « inquiétudes » du général De Villiers, ancien chef d’état-major des armées française.

En effet, dans une interview au Parisien, il s’est dit, « de plus en plus préoccupé par la situation en France ».

Commentant la situation politique dans son pays, conjuguée à la crise sanitaire due au coronavirus,  le général De Villiers n’carte pas une « guerre civile ».

« La  France pouvait basculer lentement, ou très rapidement s’il y a une étincelle comme en 1789 ou en 1914 », a-t-il averti.

Plus explicite,  Pierre de Villiers  affirme que « la France est une vieille démocratie, un pays mûr, mais elle a historiquement du mal à se réformer. »

« Ma  crainte était de voir naître une  guerre civile sur le territoire »,  a-t-il ajouté citant pour exemple, la décapitation, début octobre dernier, de Samuel Paty, professeur de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), mais aussi, lorsqu’on  assassine trois personnes venues prier dans une église…..

La loi contre les séparatismes prise pour cible

Commentant le  projet de loi contre les séparatismes, le général De Villiers auteur d’un troisième livre intitulé « Réparer la France », a estimé que c’était un « débat de juristes » et que « ce n’est pas ce qui intéresse la population ».

Il a dans ce sens, pointé du doigt le manque de bon sens du gouvernement d’Emmanuel Macron- avec qui il avait eu un clash au début du quinquennat, poussant le gradé à démissionner.

« J’ajoute que les Français ne comprennent pas qu’on leur interdise de sortir sans attestation dûment signée… mais qu’on ne puisse pas expulser un imam qui crache sur la France », a-t-il commenté dans Le Parisien.

Quant à l’article 24 du projet de loi sur la « sécurité globale », permettant le floutage des policiers, Pierre de Villiers trouve cela « difficile à comprendre ». Pour lui, le « plus important, c’est que les coupables soient condamnés à la hauteur du mal qu’ils font aux citoyens ».

Et aussi « que la peine soit exécutée » : « Arrêter des gens et les relâcher aussitôt même s’ils sont coupables, ça ne peut pas continuer. » Le général s’est dit choqué des violences policières. Il a déploré que les « forces de l’ordre sont à cran » et « victimes de violences jamais vues depuis Mai 68 », ajoutant que « la violence entraîne toujours la violence ». Pierre de Villiers a donné pour exemple le récent lynchage d’un policier samedi 28 novembre lors d’une manifestation. Une violence « du même niveau » que le tabassage du producteur de musique, Michel Zecler.

Des générations pour régler le problème des banlieues

L’ancien chef d’Etat-major des armées est enfin revenu sur l’une de ses théories abordées dans son livre : la demande croissante d’autorité, notamment dans les cités. Pierre de Villiers avait d’ailleurs rendu visite à des habitants des Mureaux.

« A ma grande surprise, ils m’ont dit : “Mon général, vous, on vous respecte.“ Il y avait beaucoup de solides gaillards, certains jeunes sortant de prison, pas des enfants de chœur.» Mais ce qu’il a aussi analysé dans les banlieues est bel et bien le « lien de plus en plus prégnant entre les caïds qui dirigent la cité avec les trafics et les salafistes qui la dirigent sur le plan religieux ».

D’après le général, il faudra « trois, quatre, cinq générations » pour résoudre le problème et « restaurer l’équilibre entre fermeté et humanité ».

Et de conclure dans Le Parisien : « Récupérer des jeunes de 20 ans qui haïssent la France, qui sont proches des caïds, ou des salafistes, ça ne peut être ni simple, ni rapide. »

M.M.H