Filière pomme de terre : Cap sur la régulation du marché et l’exportation

Filière pomme de terre : Cap sur la régulation du marché et l’exportation

L’Algérie est classée parmi les plus gros pays consommateurs de pomme de terre avec une production annuelle de 4,5 millions de tonnes, dont plus de 350.000 tonnes de semences, la filière offre une ration de consommation de l’ordre de 100 à 110 Kg/hab/an, contre une consommation mondiale moyenne de 31 kg/habitant/an.

Cette quantité Le ministère de l’Agriculture et du développement rural a fixé plusieurs objectifs dans la filière pomme de terre pour la période 2020-2024, notamment la régulation du marché et l’exportation, a-t-il indiqué récemment  dans un communiqué. La feuille de route du secteur de l’Agriculture et du développement rural pour la période 2020-2024 accorde une « importance particulière » à la filière pomme de terre, vu son poids socio-économique et les potentialités qu’elle recèle aussi bien en matière de production qu’en terme de substitution aux importations, a souligné le ministère.

Dans l’objectif de rationalisation des dépenses publiques et de réduction des importations, la feuille de route du secteur s’est fixée comme objectif la segmentation de la production de manière à assurer la régulation du marché, l’approvisionnement des unités de transformation et l’exportation, indique le document.

Il s’agit également de « la limitation des importations de la semence aux seules besoins du programme de multiplication pour les variétés protégées », a-t-on souligné. La même source a rappelé qu’actuellement la semence de production nationale couvre, en moyenne, une 80% des besoins des différents programmes de plantation, le reste étant complété par l’importation.

Ces objectifs tiennent compte des « larges » potentialités de développement de cette culture stratégique qui occupe une superficie de 150.000 ha, à savoir, la diversité du climat permettant des productions sur toute l’année, la gamme variétale, l’organisation professionnelle et Interprofessionnelle existante, ainsi que la mobilisation des moyens de financement.

Le ministère a souligné également que plusieurs réunions regroupant les cadres du secteur, le Conseil national interprofessionnel de la filière, les chambres d’agriculture et les instituts techniques concernées, sont organisées depuis septembre pour débattre de la mise en œuvre effective de la feuille de route notamment en ce qui concerne la réduction des importations de la semence de pomme de terre pour l’année 2020- 2021 ainsi que l’actualisation des engagements des multiplicateurs quant au programme de production de semence locale.

Par Rabah Kourougli