Festival du film francophone d’Angoulême : « Ibrahim » de Samir Guesmi s’adjuge quatre récompenses

Festival du film francophone d’Angoulême

« Ibrahim » de Samir Guesmi s’adjuge quatre récompenses

 

Le 13éme Festival du film francophone d’Angoulême (FFA) qui s’est tenu du 28 août au 2 septembre vient de baisser rideau avec la remise des récompenses et le sacre du réalisateur franco-algérien Samir Guesmi lequel a décroché quatre récompenses pour son film « Ibrahim ». 

Sorti en 2020 chez « Why Not Productions », « Ibrahim » raconte en 1h20mn, le quotidien du jeune « Ibrahim, partagé entre son père Ahmed, écaillé à la brasserie du Royal Opéra, sérieux et réservé, et son ami du lycée technique, Achille, plus âgé que lui et connu pour ses mauvais coups, qui l’entraînera dans un vol qui tournera mal. Les rapports se tendent alors entre Ibrahim et son père, contraint de régler la note du vol commis par son fils et voir ainsi son rêve de retrouver une dignité et travailler en salle se briser. Rongé par le sentiment de culpabilité, Ibrahim va prendre tous les risques pour réparer sa faute ».

En lice pour l’un des trophées du festival, le film en a finalement décroché quatre. Le jury a, en effet, attribué à ce premier long métrage du cinéaste franco-algérien le Valois de Diamant, plus haute distinction du festival, mais aussi le Valois des meilleures mise en scène et musique, ainsi que celui du meilleur scénario. 

En raison de la pandémie de Covid-19, le festival s’est déroulé dans des conditions assez particulières, drainant tout de même quelques 23000 spectateurs, dans le strict respect des mesures barrières. 

Agé de 53 ans, Samir Guesmi a débuté sa carrière dans le cinéma en tant qu’acteur, campant un rôle secondaire dans « Jaune revolver » aux côté de François Cluzet, avant d’enchaîner avec un premier rôle en 1994 dans la comédie « Malek le maudit » pour lequel il reçoit le prix d’interprétation masculine au Festival d’Amiens. On le verra également dans « Ne le dis à personne », de Guillaume Canet, « Les Revenants », de Fabrice Gobert, « Je suis heureux que ma mère soit vivante » de Claude Miller ou encore « Hors la loi » de Rachid Bouchareb, entre autres.

Passant de l’autre côté de la caméra, il réalise en 2008 son premier court-métrage « C’est dimanche », dans lequel le personnage d’Ibrahim va connaître ses premières péripéties.

La sortie du long métrage « Ibrahim » dans les salles françaises est prévue pour le mois de décembre prochain. 

Lamia B.