La nuit sera longue pour les habitants de Beyrouth

Explosions de Beyrouth : La nuit sera longue pour les habitants de la ville   

Au moins 113 morts et 3 700 blessés est le dernier bilan provisoire des deux explosions survenues mardi après-midi,  à Beyrouth, dévastant la ville, contraignant les autorités libanaises à transférer les blessés dans les hôpitaux du sud du pays, faute de place dans les établissements sanitaires débordés de la capitale. Face à l’ampleur du drame, le Premier ministre libanais appelle à l’aide internationale, qui s’est manifestée dès les premiers moments de la catastrophe, à travers des déclarations de chefs d’Etat étrangers, notamment de Russie, la Belgique,  d’Iran, de France, d’Allemagne, les Etats-Unis. Le conseil supérieur de la Défense libanais convoqué à une réunion d’urgence, par le président Michel Aoun, a proclamé Beyrouth, « ville sinistrée » et recommande notamment, au gouvernement de décréter l’état d’urgence pour deux semaines renouvelables, tant les dommages humains et matériels subis par la capitale sont lourds. Le conseil propose que la sécurité dans la capitale soit confiée à l’armée, et la mise en place d’une commission d’enquête  sur les causes de cette catastrophe qui devra rendre ses conclusions au plus tard, dans cinq jours, la dotation des hôpitaux de moyens supplémentaires, la distribution d’aides aux habitants de la ville touchés par le drame, l’appel officiel à l’aide internationale. Parmi les blessés il a même été relevé des membres du corps diplomatiques étrangers établis à Beyrouth, selon les médias. Les déflagrations ont été tellement puissantes que le gouverneur de Beyrouth, les a comparées à la télévision, à celles de…. Hiroshima et Nagasaki, en 1945 ! Un navire de l’Onu en rade au port de Beyrouth a été touché par les explosions et des soldats chargés du maintien de la paix au Liban comptent parmi les victimes. Une chose est sûre, en tout état de cause, la nuit sera longue pour les infortunés habitants de Beyrouth déjà soumis à de rudes épreuves  ces derniers mois, par la crise politico-économique et sanitaire qui frappe le pays.

Ad . M.