Exploitation Illégale des richesses halieutiques sahraouies : le Maroc défie la communauté internationale

Exploitation Illégale des richesses halieutiques sahraouies : le Maroc défie la communauté internationale

L’occupation marocaine des territoires sahraouis  au mépris de la légalité internationale ne se contente pas d’occuper illégalement le territoire en réprimant ses habitantes et  en les emprisonnant,  pour les empêcher d’exprimer leur droit à l’autodétermination et leur aspiration à l’indépendance, mais va jusqu’à l’exploitation de ses eaux territoriales pour en faire sa principale activité de pêche.

Si, à présent, du moins dans les textes, toute exploitation des richesses du Sahara occidental est illégale sans l’assentiment des Sahraouis eux- mêmes, selon le rapport du 21 janvier 2002 élaboré par  les Nations-Unies qui confirme les principes du Droit international, dans les faits, le Maroc,  dans sa politique d’annexion, fait la sourde oreille.

Selon une source sure, « Depuis 2006, la Cour de Justice de l’Union Européenne a statué que «  puisque le Sahara occidental a un statut séparé et distinct du Maroc, aucun accord commercial ou d’association de l’U.E avec le  Maroc ne peut être appliqué au territoire sans le consentement explicité du peuple sahraoui ».

Or cette vérité n’est pas appliquée sur le terrain et le peuple sahraoui, déjà spolié de ses terres voit ses richesses se faire exploiter par le Maroc.

Pire encore, le même document précise que « de 2014 à 2018, dans le cadre de l’accord de pêche entre l’U.E et le Maroc,   l’UE aura accordé une aide de 56 millions d’euros pour le développement de son secteur pêche dépensé à plus de 66 % pour développer les infrastructures dédiées à la pêche au Sahara occidental », avec bien évidemment l’accord de l’U.E pour tous ces projets.

C’est dire que si le Maroc est le premier à blâmer dans cette affaire d’exploitation illégale des richesses halieutiques du Sahara occidental, il se trouve que l’Union européenne  est tout aussi responsable en cautionnant ces faits.

Par ailleurs, force est de souligner que ces pratiques ne visent pas seulement le domaine  de la pêche, car dans ses sous-sols, d’autres richesses n’attendent qu’à être exploitées comme le  fer, le titane, le manganèse, l’uranium et surtout du phosphate. La mine de Phosboucraâ selon une source sérieuse,  constitue une des plus grandes réserves au monde avec de faibles coûts d’extraction.

 Ferhat Zafane