Exclusif/Dr Lotfi Benbahmed, ministre de l’Industrie Pharmaceutique à La Patrie News : « Aucun pays au monde n’a encore choisi tel ou tel vaccin »

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Dr Lotfi Benbahmed, ministre de l’Industrie Pharmaceutique à La Patrie News : « Aucun pays au monde n’a encore choisi tel ou tel vaccin »

 

Dans l’entretien exclusif qu’il nous a accordé ce samedi, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Lotfi Benbahmed, a très longuement abordé l‘épineux sujet du futur vaccin contre le coronavirus.

Si pour lui, déjà, aucun pays au monde ne s’est encore décidé, et même si certains ont déjà pris des options, il est certain que les technologies mises en place pour aller vite et développer un produit innovent basée sur l’ARN messager, et les fast-trap pour enregistrer des vaccins et accélérer les étapes de validation, « la problématique se pose en termes très simples : à savoir tant qu’on n’aura pas trouvé un remède efficace  nous sommes condamnés à vivre des phases et des vagues successives de confinement et de déconfinement ».

Or, ajoute-t-il, s’il est clair que tout le monde veut une solution rapide, il n’en demeure pas moins que celle-ci doit également être sûre, et sans risques pour la santé de tous les citoyens.

En attendant, une veille de tous les instants est menée, essentiellement par le ministère de la Santé, avec notre assistance.

Et parce que l’Algérie est un partenaire de choix de la plupart des plus grands laboratoires pharmaceutiques de par le monde, elle est en théorie priorisée en cas de découverte d’un vaccin ou d’un médicament nouveau contre le coronavirus. En Afrique, sur le pharma, nous sommes le plus gros marché continental.

Notre puissance économique et politique rend prioritaires dans l’acquisition de ces futurs traitements nouveaux et innovants. Nous sommes très écoutés par ces importants laboratoires. Et de relever qu’il existe différentes approches.

Ainsi, si l’Europe et les Etats-Unis ont décidé de signer pratiquement avec tout le monde, pour être prêts le jour j. ainsi, l’Algérie forte de son poids, semble également opter pour cette démarche.

Un seul choix, en effet, risque d’être désastreux au cas où le produit choisi s’avérerait ne pas être le bon. Désormais, ce sont les Etats qui sont en veille, et qui signent des clauses de confidentialité avec les laboratoires qui donnent l’air d’être les plus proches du but.

C’est ce qu’est en train de faire l’Algérie. Car, même si elle fait le bon choix dès le début, reste à connaitre la période de livraison du médicament ou du vaccin.

Sans parler d’autres détails. En résumé, explique notre interlocuteur, le monde entier est dans l’expectative. Dans tous les cas de figure, rassure-t-il, « les arbitrages se feront dans les toutes prochaines semaines, car on est dans la dernière ligne droite.

En attendant, plus de civisme et de rigueur dans l’application et le respect des mesures sanitaires de rigueur restent de mise, aujourd’hui plus que jamais. Avis !

Par Mohamed Abdoun