Entre l’amateurisme des un et la mauvaise foi des autres : Certains ministres freinent l’action de leurs subordonnés

Entre l’amateurisme des un et la mauvaise foi des autres : Certains ministres freinent l’action de leurs subordonnés

S’il est avéré que l’on ne peut pas en finir, en un simple claquement de doigts avec l’héritage vicié et boiteux de l’ancienne gouvernance, force est de constater que des pesanteurs, volontaires ou non, empêchent l’actuel Exécutif de prendre totalement son essor en direction de cette « Algérie nouvelle » promise par le président de la République. Celui-ci, juste avant son retour en Allemagne pour y parachever son protocole de soins, avait été d’une clarté et d’une sincérité sans faille.

Oui, il y a des choses à dire sur les actions e plusieurs de nos actuels ministres. Certains d’entre eux donnent carrément l’air de ne pas du tout être à leur place. Le président, qui nous a habitués à sa légendaire transparence et sincérité, a clairement laissé entendre qu’il procèderait à un remaniement gouvernemental particulièrement profond immédiatement après son retour au pays et son rétablissement total.

Même le Premier ministre, d’ordinaire si pondéré, a fini par perdre patience devant l’inanité flagrante de certains membres de son équipe. Il a, en effet, appelé ce jeudi les membres du gouvernement à faire preuve d’application lors de la préparation et la publication des textes réglementaires et législatifs.

« J’ai remarqué que certains projets de textes législatifs et réglementaires, initiés par des secteurs ministériels, manquaient de maturité et de concertation », déplore Abdelaziz Djerad dans un communiqué, publié par les services du Premier ministre. Inédite dans les annales des actions gouvernementales et ministérielles en Algérie, cette sortie traduit, sinon l’urgence absolue de ce remaniement tant attendu par beaucoup, du moins une meilleure application et plus d’attention de la part de certains.

L’Algérie, fortement handicapée par les années de cette gestion passée et anachronique, fortement aggravée par cette crise pandémique majeure, ne peut en effet pas se permettre de perdre encore plus de temps. Or, c’est précisément le cas présentement. Des ministres, sans doute échaudés par la pertinente remarque du président Abdelmadjid Tebboune mettent des bâtons dans les roues des responsables de plusieurs entités économiques et/ou industrielles.

S’ils agissent ainsi de manière volontaire parfois, pou inconsciente d’autres fois, le résultat reste hélas le même. De même que si cette attitude est motivée par leur crainte manifeste de se faire éjecter de l’équipe gouvernementale à la faveur du prochain remaniement, celle-ci elle s’avère particulièrement nuisible pour toute l’économie algérienne.

Par effet d’entrainement, somme toute, elle génère une démobilisation quasi-générale jusqu’au plus bas de la hiérarchie. Une pareille démoralisation, assimilable à une action de sabotage caractérisée, quand bien même ne serait-elle pas volontaire, est particulièrement dommageable pour la poursuite de l’accomplissement du programme présidentiel sur le terrain. Elle doit donc impérativement et immédiatement prendre fin. Avis !

Ali Oussi