Enterrement de Me Laifa Ouyahia : Belhimer corrige les médias

Enterrement de Me Laifa Ouyahia : Belhimer corrige les médias

Réagissant à la polémique qui enfle autour de l’enterrement de l’avocat Laifa Ouyahia, le ministre de la Communication, Ammar Belhimer, a, dans une déclration à l’APS ce mercredi 24 juin, l a indiqué que «la couverture médiatique, notamment au audio-visuelle, de l’enterrement de Me Laifa Ouyahia, frère du prévenu Ahmed Ouyahia, a donné une image qui n’honore ni le métier de journaliste ni le peuple qu’on est censé servir, un peuple connu pour l’ancrage de ses valeurs de compassion devant la mort et de tolérance».

«En effet, outre qu’elles consacrent le procédé indigne de l’humiliation, les images d’un ancien chef de gouvernement menottes aux poignets, éprouvé et abattu par la perte de son frère, exhibé dans un spectacle indigne relèvent de l’indécence morale», a-t-il encore martelé.

Sur sa lancée, M. Belhimer  a affirmé que ce qui s’est passé lors de cet enterrement «rappelle des images répugnantes qui nous avaient déjà marqué par le passé : plus précisément celles de l’actuel président de la République, lors de l’inhumation de feu Réda Malek, moudjahid et ancien Chef du gouvernement, le 30 juillet 2017. M. Tebboune, alors premier ministre, avait semblé être marginalisé au milieu des rires et des étreintes entre certains hauts responsables de l’Etat, du secteur privé et du syndicat».

Le ministre ajoutera que «ces précédents témoignent malheureusement de deux grands maux qui donnent la mesure de la pauvreté du capital humain dans notre secteur : la déficience de la chaîne de valeurs éducatives et l’exercice médiocre de la profession», a-t-il déploré.

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement a encore tenu à rappeler que «l’utilisation de l’image d’un prévenu, de surcroît personnalité publique, nécessite son autorisation expresse et spéciale, quel que soit l’espace et les circonstances où elle se produit. La protection de l’image est ainsi garantie dans les lieux privés comme dans les lieux publics», a-t-il relevé.

C’est ce qui a amené le ministre de la Communication à noter que « partout dans le monde, l’humanisation des conditions de détention fait prévaloir un certain nombre de droit fondamentaux ». «Aussi, l’administration pénitentiaire doit garantir à tout détenu le respect de sa dignité et de ses droits contre toute atteinte, y compris médiatique», a-t-il rappelé à ce sujet.

M. A.