Elles se disent « victimes des tactiques répressives de l’État » : Des associations marocaines en appellent à l’ONU

Elles se disent « victimes des tactiques répressives de l’État » : Des associations marocaines en appellent à l’ONU

Le Maroc ne recule devant rien afin, de réprimer, d’emprisonner les militants des droits de l’Homme et étouffer leurs voix.

Il met également la main dans la poche  pour «subventionner [des] plateformes médiatiques qui continuent de diffamer sans relâche les femmes» militantes des droits humains, les journalistes et les politiciennes.

C’est le constat établi par l’association marocaine de défense des droits des femmes Khmissa.

«Alors que de nombreuses organisations internationales de défense des droits humains ont lancé des campagnes de lutte contre la violence à l’égard des femmes», des Marocaines, «en particulier celles qui plaident pour la démocratie, les droits de l’homme et la liberté depuis des années», subissent les attaques «des médias alignés par l’État [qui] ont mené une campagne incessante contre [elles], envahissant leur vie privée et publiant des contenus diffamatoires dans le but de ternir leur réputation», écrit en effet l’association sur sa page Facebook relayée par plusieurs médias ce jeudi.

Affirmant avoir joint des preuves de diffamation et des noms de victimes à sa missive, Khmissa explique que «ces femmes subissent déjà des pressions importantes de la part de leur famille et de leur environnement professionnel» à cause de la nature de leur engagement politique.

C’est pourquoi, l’association marocaine, s’est décidée d’introduire « une missive auprès de l’Onu Femmes, lui demandant de condamner ces médias «subventionnés» par l’État

Sur Facebook, l’organisation féministe marocaine Khmissa annonce avoir lancé un appel urgent à la rapporteuse spéciale des Nations unies Femmes, Dubravka Simonovic, l’appelant «à condamner publiquement les campagnes de diffamation […] dirigées contre les femmes journalistes, les militantes des droits de l’homme et les politiciennes».

Enfin, l’association pointe les campagnes de diffamation qui visent «les familles et les amis de ces femmes […] victimes des tactiques répressives de l’État […] même s’ils ne sont pas impliqués dans l’activisme».

M.M.H