Edito: Effet boule de neige

Effet boule de neige

Par Mohamed Abdoun

Quand il s’agit de l’histoire de l’Algérie, le président Tebboune se monte d’une inénarrable intransigeance. Il est interdit de faillir, de défaillir, face à la mémoire de nos millions de martyres qui ont tout sacrifié, à commencer par leurs propres vies, afin que vive l’Algérie.

Absolument libre indépendante. Souveraine dans ses prises de décisions et de positions.

Une pareille intransigeance, qui met du baume au cœur, et qui vient prouver que le serment fait à nos glorieux martyres reste d’actualisé, aujourd’hui plus que jamais, n’est franchement pas démentie, et s’est même renforcée, lors de la rencontre qu’a eu le chef de l’Etat avec des responsables de la presse nationale.

« Je n’ai pas de complexe de colonisé, la France n’est plus une puissance colonisatrice, elle tient compte de ce qu’est l’Algérie actuellement, elle nous traite d’égal à égal ».

Ce  sont là des mots d’une portée incommensurable. Mieux. Mieux. Ce ne sont pas non plus des paroles sans lendemain. Prononcée pour épater la galerie.

La sincérité du président, est en passe de devenir légendaire. Sa marque de fabrique est qu’il joint systématiquement la parole à l’acte.

Ce n’est pas peu dire. Non, nous ne renoncerons jamais à notre mémoire. La France se l’est tenu pour dit. Pas besoin de se répéter quand c’est le président Tebboune qui pale. Les Algériens ont  tout lieu de se sentir rassérénés et fiers avec un chef d’Etat de la trempe de monsieur Abdelmadjid Tebboune.

Grâce à lui, l’Algérie reprend une place prépondérante dans le concerte des nations. Sa voix est écoutée, scrupuleusement prise en compte, par les plus grandes puissances de la planète.

D’où cette réaction française aux propos très forts du président algérien. Sons vis-à-vis français y a répondu très vite. Dirait-on presque au quart de tour. Mieux. C’est un communiqué formel et officiel de l’Elysée qui est venu reconnaitre l’implication de l’Etat français dans la torture et l’assassinat de l’avocat du FLN Ali Boumendjel.

La France macroniste, la France officielle, a cédé et lâché du lest. Beaucoup de lest. Elle l’a fait solennellement, en y mettant les formes voulues grâce à l’intransigeance et la fermeté de notre président. Nos martyres, désormais, peuvent reposer en paix.

Ils ont trouvé en lui un homme capable de défendre au mieux leur mémoire. De fait, les répercussions mémorielles, juridiques et politiques de cet aveu élyséen sont à tout le moins incommensurables.

L’on fait face, en effet, à des crimes de guerre, et des crimes contre l’humanité, pour lesquels la France officielle devra répondre devant les juridictions internationales. Une sorte d’effet boule de neige est à attendre, et à espérer, dans ce travail mémoriel.

Sans doute nous fallait-il un dirigeant totalement affranchi de ce sempiternel complexe du colonisé, pour obtenir des résultats aussi probants et aussi spectaculaires. «Révolutionnaires» serait au reste le mot idoine. Oui, aujourd’hui, l’Algérie renoue avec ses plus beaux et plus grands moments de gloire. Merci monsieur le président !

M.A.