Eclairage, Les garanties du président

Eclairage 
Les garanties du président

Tout porte à croire que l’Algérie s’apprête à vivre un évènement historique, ainsi qu’un tournant politique majeur à l’occasion des élections législatives du 12 juin prochain. Mieux, il est permis de prédire d’ores et déjà que l’on va assister à une participation citoyenne massive. L’artisan de cette salvatrice prise de conscience populaire n’est autre que le président de la République Abdelmadid Tebboune. Celui-ci, en train de multiplier les démarches et les rencontres, en direction de l’ensemble des acteurs politiques.

Ses accents  de sincérité et sa réelle volonté de changer les choses en profondeur, et de manière durable, ont été reçus, et perçus, cinq sur cinq par des ténors politiques, à l’image de Djaballah et Mokri. Les deux farouches opposants à tout ce qui émane du pouvoir, ont fini par admettre que le scrutin à venir sera bel et bien propre, transparent et particulièrement honnête. Y participer relève dès lors de la lapalissade axiomatique.

Observateurs, acteurs et chancelleries, devinent que la parole sera formellement rendue au peuple. L’Algérie, pour la première fois de son histoire, s’apprête à se doter de la toute première assemblée parlementaire parfaitement représentative, incarnant et cristallisant la volonté et la souveraineté populaire.

Tous autant que nous sommes, à commencer par votre fidèle serviteur, avons donc intérêt à nous rendre massivement aux urnes le jour J. révolu est le règne de la « ch’kara », des bulletins détournés et des paroles confisquées. Le président en personne, qui veille au grain, compte même aller jusqu’à encourager les jeunes en aidant à financer leurs futures campagnes.

Sans doute, allons-nous assister à l’émergence de figures nouvelles avec, à la clé, l’avènement de députés au service du peuple, rendant des comptes à leurs bases, et jouant le rôle de contre-pouvoir dont a besoin tout gouvernement qui cherche à progresser, et pour qui toute remise en cause n’est pas la fin du monde, mais au contraire indicible genèse.

Les sceptiques et partisans du boycott, car les sceptiques et les défaitistes, l’histoire de l’Homme en a toujours été malencontreusement peuplée, ne sont-ce là que des agitateurs sans base, et définitivement coupés du peuple.

Ces opposants de salon, qui dessinent des traits sur la comète d’un air docte et élitiste entre des petits fours « caviardés » et des cocktails multicolores, savent bien qu’ils n’échapperont pas à la sanction populaire. L’humiliation de la défaite, chez eux, se grime en boycott. Aussi, ce choix ne trompe-t-il personne. Cette Histoire en marche n’épargnera personne non plus. Et c’est tant mieux….

Mohamed Abdoun