Droit des femmes au Maroc : Najat Ikhich, en grève de la faim

Droit des femmes au Maroc : Najat Ikhich, en grève de la faim

A Casablanca, la préfecture a décidé l’évacuation d’un centre d’hébergement de femmes victimes de violences. La présidente de la fondation qui gère les lieux, militante depuis toujours des droits des femmes, s’oppose à cette décision.

Le courrier de la préfecture d’Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi, un arrondissement de la ville de Casablanca, au Maroc, daté de vendredi, est clair : évacuer le centre de Derb Moulay Cherif. Il est adressé à la Fondation Ytto, qui se bat pour l’hébergement et la réhabilitation des femmes victimes de violences, laquelle doit céder ce lieu qu’elle gère depuis 2014. C’est donc là-bas l’incompréhension et la colère.

Sa présidente, Najat Ikhich, qui a passé sa vie à lutter contre le mariage des mineures, pour le droit à la scolarisation des filles et contre toutes formes de violences à l’égard des femmes, décide d’entamer une grève de la faim.

Pour cette militante d’une soixantaine d’années qui a créé l’association en 2004, cette décision scandaleuse n’a fait « l’objet d’aucun débat ». Dans un communiqué, la fondation indique que, depuis l’état d’urgence sanitaire instauré en 2020, elle a signé un accord avec le service social de la préfecture sur le statut du centre qui permet à deux organisations d’accueillir des femmes sans abri.

R.I.