Direction régionale GTP-Hassi R’Mel : Quand la détermination n’est pas un vain mot

Direction régionale GTP-Hassi R’Mel : Quand la détermination n’est pas un vain mot

La création de l’ENGTP, comme beaucoup d’autres entreprises intervenant dans le domaine des hydrocarbures, intervenait « lorsqu’une poignée d’ingénieurs et de techniciens a réussi à défier les sociétés étrangères, en février 1971, en prenant les commandes de la gestion directe et du contrôle de la production et de l’exportation des hydrocarbures, suite à la promulgation de la décision de nationalisation, ce qui a permis de consolider l’indépendance économique et de le libérer du monopole et de la domination des sociétés étrangères sur les richesses nationales.

Son implantation à travers le territoire national s’est amplifiée par la création de directions régionales : Hassi-Messaoud (Ouargla) Hassi-R’Mel (Laghouat) Skikda, et Arzew à Oran.

Le respect des engagements pris, la satisfaction de ses clients et partenaires, qui est de rigueur, font preuve d’une amélioration de son management marquant ainsi sa  présence au niveau national et à l’étranger, à travers ses diverses réalisations.

L’atteste d’ailleurs la « livraison »  récente  et « dans les délais contractuels » de l’un des plus grands projets boosting entamé par la Sontrach.

Il s’agit précisément du Projet boosting III de Hassi R’mel, mené par l’Activité Exploration-Production, de la Sontrach et dont une partie de la réalisation avait été confiée, entre autres à l’ENGTP à travers sa direction régionale Hassi R’Mel.

Le Premier ministre Abdelaziz Djerad, accompagné du PDG de Sontrach, Toufik Hakkar, inaugurant officiellement le Projet boosting III de Hassi R’Mel

Inspecté le 21 février par le PDG de la Sontrach, Toufik Hakkar, accompagné d’une forte délégation et cadres du Groupe,  et inauguré officiellement à l’occasion de la célébration du 50ème anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures et du 65ème anniversaire de la création de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), par le Premier ministre Abdelaziz Djerad,  ce projet s’inscrit dans le cadre de la stratégie de Sonatrach visant notamment à assurer la sécurité énergétique du pays.

Ce projet tend, également, à mettre en place de hautes capacités de compression afin d’accompagner la baisse naturelle de la pression du gisement de Hassi R’Mel, après l’achèvement des deux projets Boosting 1 (2004) et Boosting 2 (2009).

le Projet boosting III de Hassi R’Mel

La technique utilisée consiste à augmenter la pression du gaz par le biais de turbocompresseurs afin de maintenir les pressions nominales de fonctionnement des installations de traitement existantes.

Le design des unités de Hassi R’Mel se compose de divers équipements de séparation successifs et de filtration pour la production des trois effluents: le Gaz sec, le condensat et le GPL.

« Le 24 févier est plus qu’une date, c’est une fierté pour tous les Algériens, pour nous les travailleurs du Groupe Sonatrach, elle constitue une halte pour nous remémorer tout ce qui été accompli par nos aïeux au sein de la Sontarcah et filiales. Ceux-là, méritent tous les hommages », soutient encore notre interlocuteur qui nous reçoit dans son bureau en ce 21 février assure le premier responsable de la Direction régionale GTP-Hassi R’Mel, Djamal Allal.

Directeur régionale GTP-Hassi R’Mel, Djamal Allal.

Ledit projet concerne la réalisation de trois stations de compression dans trois régions: Sud, Nord et centre de la région de Hassi R’Mel en vue de maintenir un plateau de production estimé à 180 millions de Standard mètres contre une enveloppe financière de 1,2 mds USD.

«En dépit de la crise sanitaire, les délais contractuels d’achèvement et de démarrage de la phase d’exploitation ont été respectés avec la qualité requise, grâce à l’engagement de l’équipe de projet avec la contribution des entreprises nationales: ENGTP, ENGCB, ENAC, SARPI et Cosider Canalisations », s’est félicité Djamal Allal.

Le projet emploie actuellement  5.000 travailleurs ayant un savoir-faire reconnu et une excellente maitrise dans le domaine des hydrocarbures. Les installations réalisées obéissent à des normes internationales HSE en vigueur.

D’une capacité de production de 2.400 milliards de mètres cube (m3) de gaz naturel, le gisement de Hassi R’Mel est classé comme étant le plus grand gisement d’Afrique et quatrième au monde.

Il sera épaulé par un projet de réalisation d’une station supplémentaire de compression qui sera mise en service en 2024.

Par ailleurs, cette réalisation permet à Sonatrach de renforcer ses capacités de production actuelles pour continuer à répondre aux besoins croissants du marché national du gaz et d’honorer aussi ses obligations contractuelles à l’export, notamment en période de forte demande de gaz naturel.

Au moindre détail

Entouré des ses « collègues », Djamal Allal nous rappelle que la Direction régionale GTP-Hassi R’Mel (Laghouat) fait partie des quatre autres directions régionales de l’Entreprise nationale des grands travaux pétroliers et la deuxième plus importante après Hassi Messaoud (Ouargla) vu le nombre de ses effectifs, son champs d’intervention qui s’étend jusque dans la wilaya d’Adrar ainsi que son chiffre d’affaires et surtout son plan de charge.

Ses effectifs s’élèvent à quelques  2547 travailleurs,  dont 13 cadres supérieurs, 283 cadres moyens, 922 agents de maîtrise, ainsi que 1329 agents d’exécution, selon les chiffres nous ayant été fournis par Abdelaziz Chaïra, chef du département administration et finances au sein de la direction régionale. « Ces effectifs sont soutenus par 1785 équipements de construction », nous précise de son côté, Mohamed Benchergui, chef de département logistique. « Le nombre des effectifs est variable selon les besoins et la nature des projets », renchérit Djamal Allal.

Il a d’ailleurs de ce contexte souligné que le champ d’intervention de la direction régionale GTP-Hassi R’Mel s’étend jusque dans la wilaya d’Adrar.

Parlant justement de projets, ses effectifs « ne risquent pas de chômer ».  En effet, puisque deux projets de « grandes importance », sont en cours de réalisation.

Il s’agit notamment du projet de développement des champs gaziers sud-ouest (Hassi Bahamou dans la wilaya de Timimoune.

Ce projet de développement des champs gaziers du sud-ouest consiste à la réalisation de trois (03) nouvelles installations de traitement et de compression du gaz, afin d’assurer une production journalière de gaz de vente d’environ 11 Millions Sm3/Jour.

La production issue de ces futures installations sera injectée dans le futur pipeline GR7 du réseau TRC.

L’autre projet, porte sur le rajout d’un quatrième compresseur au niveau de la station de compression SC3 à Ouargla pour le compte d’Arkad-ABB. « Le tout sera piloté et réalisé » par des compétences à 100% algériennes ».

Une jeunesse aguerrie

Loin, chacun de sa famille, des ses parents, de ses enfants et de son environnement habituel, les travailleurs de la Sonatrach et filiales, exercent souvent dans des milieux « hostiles », le Sud algérien étant notamment connu pour ses chaleurs suffocantes en été et ses nuits longues et froides le restant des saisons.  Alors l’entreprise leur réuni-t-elle les bonnes conditions de travail? « Absolument », nous répond le directeur régional GTP-Hassi R’Mel.

La prise en charge et l’amélioration des conditions de vie et cadre de travail demeurent en effet, au centre des préoccupations du Groupe Sontrach. Chose valable et « indiscutable »  pour toutes ses filiales. L’ENGTP n’est pas en reste.

« Ceci est considéré comme un axe prioritaire, et est un des facteurs de réussite, ajoutés aux différentes formes de motivation et les travailleurs peuvent en témoigner », nous assure encore Djamal Allal.

Abondant dans le même contexte, Kouidri Abdelkader, le secrétaire général du syndicat des travailleurs de la direction régionale GTP-Hassi R’Mel a assuré du « climat de stabilité y régnant ». « La direction régionale tout comme la direction générale de l’ENGTP, n’ont jamais lésiné sur les moyens pour que nos travailleurs puissent exercer dans les meilleurs conditions qui soient », affirme-t-il

Les travailleurs rencontrés notamment dans les ateliers de soudage, charpente et tuyauterie jouxtant le siège de la direction régionale, le confirment.   «Comme dans tous les ateliers de ce genre, la sécurité des travailleurs est primordiale. Nous concernant, ont ne badine pas avec », nous assure Rachid Redouane ingénieur en chef, responsables des ateliers.

Signe de cette rigueur, l’accès aux ateliers nous a été « refusé » sans le port d’un casque de sécurité. « C’est la règle numéro I », nous dit-il souriant.   Evoquant le « rôle » de ces ateliers, notre ingénieur qui s’est dit « fier » de participer aux grandes réalisations de l’ENGTP, a expliqué que c’est à ce niveau, que sont fabriqués tous les supports, et pipings destinés pour les chantiers. « Le volume des réalisations varie selon les besoins », détaille-t-il.

Un ambitieux programme de (re) mise à niveau des bases de vie

S’inscrivant bien entendu dans le volet « prise en charge » de ses travailleurs, la direction régionale GTP-Hassi R’Mel a entrepris un vaste programme de réhabilitation et de modernisation de l’ensemble des infrastructures de l’Entreprise (Bases de vie) par des réaménagements et l’acquisition d’équipements offrant un meilleur confort pour ses travailleurs sur les sites de travail.

« A ce titre, un plan d’actions est en cours d’exécution qu’on compte mener à terme et le finaliser dans les délais prescrits », nous explique de son côté Yazid Younsi, chef du département hôtellerie et restauration.

Selon lui, finies les « chambres encombrées ». En effet, actuellement, avons-nous constaté, les chambres, sont équipées de toutes les commodités assurant le confort aux travailleurs, la salle d’eau y est attenante.

En chiffres, la direction régionale GTP dispose de cinq bases de vie : 05 juillet, 1er Mai, Oued Noumer, (wilaya de Ghardaïa) Haoud Berkaoui (wilaya de Ouargla) et la base dite Boosting (dont un projet est en cours pour la transformation des anciennes cabines sahariennes en vue de la normalisations de ces dernières selon le standard actuel de l’entreprise), ces travaux visent à la mise à niveau d’une capacité de 500 lits pour une première étape qui se généralisera pour l’ensemble des bases de vie, nous révèle Yazid Younsi, chef du département hôtellerie et restauration.   Idem pour la restauration.  Des « professionnels », veillent en effet au petit grain.

Un petit tour dans les salles de restauration permet de constater de visu que l’hygiène fait l’objet d’une vigilance à toute épreuve, en amont et en aval, c’est-à-dire de l’approvisionnement jusqu’au plat servi.

Les denrées alimentaires  sont stockées dans des magasins salubres, répondant aux normes d’hygiène requises de même que des chambres froides sont disponibles pour les produits frais tels la viande, le poulet, ou encore les fromages, les laitages et les produits qui en sont dérivés, lesquels ne sont sortis de leur endroit de conditionnement que pour la cuisson afin d’éviter la rupture de la chaine de froid susceptible de provoquer des avaries dans la nourriture et donc des intoxications alimentaires, voire des pathologies aux conséquences graves.

Pas trop loin des « restos »,  des foyers sont également mis à profit des travailleurs. Siroter un thé, ou prendre un jus autour d’une table, après longue éprouvante journée de travail, ne serait que bénéfique. Cependant, pour des raisons évidentes imposées par la crise sanitaires, ces foyers n’ont pas encore tout à fait, retrouvé leurs habitués. « Nos travailleurs préfèrent rester chacun dans sa chambre », nous dit-on. Ils ne risquent pas en tout cas de s’ennuyer.  Bien équipées, comme souligné auparavant, ces chambres, offrent en effet toutes les commodités.

Qu’en est-il de la prise en charge sanitaire ? « Toutes nos bases de vie, disposent, chacune de son propre CMS (centre médico-social). Des médecins relevant de l’ENGTP y assurent les soins et les suivis quotidiennement H24 », nous assure à ce propos Abdelaziz Chaïra, chef du département administration et finances au sein de la direction régionale.

Dans l’étendu de ses « missions », l’infirmerie via son médecin-chef est habilitée  à accorder des congés de maladie.  Au cas, où l’unité est « dépassée », le patient est transféré sur le champ vers les hôpitaux avoisinant. Pour ce faire, chacun des CMS dispose d’une (parfois plus) ambulance, flambant neuf.

La direction générale de l’ENGTP peut également solliciter « l’aide » de Sonstrach via sa compagnie aérienne Tassili Air Lines, pour les « transferts » urgent vers Alger notamment, d’autant que l’aéroport de Hassi R’Mel n’est qu’à quelques kilomètres.

Cerise sur le gâteau : un environnement propre et saint. En effet, une petite virée en compagnie de nos cadres de la direction régionale GTP-Hassi R’Mel, à travers les allers et retours de l’établissement,  nous a permis d’avoir une idée précise du décor fascinant s’offrant aux yeux.

Des espaces verts bien aménagés et entretenus, un entourage bien sauvegardé donne véritablement l’envie d’y rester. On a été ébahis. D’ailleurs, des bacs à ordures sont visibles au moindre recoin.

Malgré le climat semi aride de la wilaya de Laghoaut où siège ladite direction régionale, des citronniers s’y exhibent fièrement.  Fruit du hasard ? Assurément pas…

 

Le PDG de Sontrach, Toufik Hakkar et Mammeri Benyoucef, PDG de l’ENGTP

De nos envoyés spéciaux à Hassi R’Mel : Farid Houali et Abdessamed Khelifa