Difficultés d’ENIEM : les explications du ministre de l’Industrie

Difficultés d’ENIEM : les explications du ministre de l’Industrie

Ferhat Aït Ali Braham, ministre de l’Industrie, est revenu ce jeudi 10 décembre sur la situation difficile que connait l’Entreprise nationale des industries de l’électroménager (ENIEM) dont le site de production est basé à Tizi Ouzou.

Dans une déclaration accordée à Ennahar Tv, le ministre de l’Industrie a lié « le marasme » que vit l’entreprise publique à la concurrence que lui livrent les opérateurs privés du secteur de l’électroménager. Cette concurrence est, naturellement, en faveur de ces derniers grâce aux avantages du régime fiscal préférentiel.

« Ce groupe souffre des mêmes problèmes dont fait face la majorité des entreprises publiques depuis des décennies, notamment celles du secteur de l’électronique et de l’électroménager. Une concurrence est née en raison du régime fiscal préférentiel », a-t-il expliqué en marge d’une rencontre qui l’a réuni ce jeudi aux opérateurs du secteur.

Selon Ferhat Aït Ali, l’Algérie compte aujourd’hui au moins 107 opérateurs qui activent dans le montage d’appareils électroniques et d’électroménager. « Les entreprises publiques ne peuvent pas résister à une telle concurrence », a-t-il reconnu.

A cause de cette concurrence féroce, les entreprises publiques à l’image d’Eniem ont peu à peu abandonné l’intégration. « De plus, leurs équipements industriels sont devenus obsolètes alors qu’elles n’avaient pas les moyens d’investir dans de nouveaux équipements », a-t-il ajouté.

Les problèmes de trésorerie ont été aggravés par les dettes, d’après le ministre. « Les banques publiques ne pouvaient plus suivre le rythme », a-t-il souligné.

Pour les cas ENIEM et ENIE (Entreprise nationale des industries électroniques), une rencontre va réunir dimanche prochain le ministre de l’Industrie, accompagné des directeurs généraux des deux entreprises, au PDG de la Banque extérieure d’Algérie (BEA).

Le but étant de trouver une solution « rationnelle » et pratique afin de relancer l’activité.  « Il faut qu’il y ait une solution à moyen et long terme (…) Jusqu’à quand nous continuerons de trouver des solutions de circonstance », s’est-il interrogé.

Skander Boutaiba