Développement des énergies renouvelables : le chemin est encore long

Développement des énergies renouvelables : le chemin est encore long

Le  Gouvernement a tracé, dans le cadre de la mise en œuvre du programme du président de la République, un programme de développement des énergies renouvelables prévoyant la production de 15.000 MW électricité à l’horizon 2035, dont 4.000 MW d’ici à 2024.

Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune avait d’ailleurs mis l’accent à plusieurs reprises sur l’urgence de sortir l’Algérie de la dépendance aux hydrocarbures.

Lors du Conseil des ministres tenu en mars dernier, le Président de la République avait rappelé que «l’objectif à atteindre dans les cinq années à venir est de concrétiser une transition énergétique basée sur l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables de façon à répondre aux besoins de la consommation interne croissante».

Le ministère de la Transition énergétique, créé dans le cadre du remaniement ministériel auquel a procédé le 23 juin dernier le président de la République, dont les attributions avaient été bien définies, est chargé de «l’élaboration des politiques et stratégies visant à promouvoir la transition énergétique et les énergies renouvelables» ainsi que leur «suivi» et leur «contrôle», et devait impulser de ce fait, cette  forte dynamique à la concrétisation du programme des énergies renouvelables au cours des cinq prochaines années.

La création d’un département ministériel dédié à la transition énergétique et aux énergies renouvelables, à la tête duquel a été désigné  Chems Eddine Chitour, impulsera «une dynamique à la concrétisation du programme des énergies renouvelables tracé par le Gouvernement dans le cadre de la mise en œuvre des engagements du président de la République», assuraient des experts.

Un peu plus de six mois après, n’est-il pas judicieux de faire un bilan ?

Pour les plus avertis, on n’a toujours pas dépassé le stade du discours.

Pour le Commissariat aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique (CEREFE) le constat est sans appel : Les résultats de ces programmes sur le terrain «sont restés insignifiants à ce jour.

Pourquoi donc ?  Quand ça ne tourne pas rond, il y a sans doute une ou des raisons.

S’exprimant à ce sujet, Messaoud Khelif, SG du Commissariat aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique, « les tenants et les aboutissants de cette situation ont été identifiés et il va falloir clarifier le discours dans ce domaine afin que les choses puissent avancer correctement».

Pis, encore.  Chems Eddine Chitour, et Abdelmadjid Attar, malgré le fait que les missions de chacun des deux départements soient « bien claires et précises», continuent de tirer chacun de son côté sur la ficelle. L’un voudrait influencer l’autre.

Plus grave encore : à en croire des sources sûres,  nos deux ministres s’accusent mutuellement de « sabotage ».

Ils se sont même donnés en spectacle lors d’une rencontre conjointe  consacrée au programme de production d’électricité 2021-2030, tenue fin décembre dernier.  Ahurissant. Nous y reviendrons dans nos prochaines mises en lignes…

Dj. Am