Détenu d’opinion en grève de la faim ouverte : Lamine Haddi à demi-paralysé et à l’article de la mort

Détenu d’opinion en grève de la faim ouverte : Lamine Haddi à demi-paralysé et  à l’article de la mort

La ligue pour la protection des prisonniers sahraouis a rendu  public un ce mardi un communiqué alarmiste concernant la dégradation très préoccupante de l’état de santé du détenu d’opinion Mohamed Lamine Haddi, condamné arbitrairement à 25 ans de prison, et en grève de la faim depuis plus de deux mois.

Sa mère, résidant dans la ville occupée de Laâyoune, doit parcourir pas moins de 2500 kilomètres pour lui rendre visite dans la prison de Tifelt2, ceci quand les gardes chiourmes marocains lui permettent encore de le voir.

Ce détenu, révèle-t-elle, serait à moitié paralysé, et se trouverait même à l’article de la mort à cause de sa grève de la faim illimitée.  L’horrible, inhumain et monstrueux martyre que vit la pauvre mère du détenu d’opinion Mohamed-Lamine Haddi cristallise on ne peut mieux cette forme de vengeance marocaine l’endroit des populations civiles et désarmées. En compagnie de sa fille, et sœur de ce détenu, condamné à 25 et interminables longues années, elle est obligée de parcourir près de 2500 kilomètres pour rendre visite à son fils, détenu au niveau de la prison de Tifelt2.

Mais, peut-on imaginer pire souffrance, et vengeance plus machiavélique, que le fait de priver cette maman éplorée e voir la pupille de ses yeux après avoir accompli un parcours aussi long et aussi éprouvant ? la réponse devrait sans doute être négative. Elle le serait en effet avec des tortionnaires moins impitoyables que l’avaient été les nazis dans les camps de concentrations durant la seconde guerre mondiale. Mohamed Lamine Haddi est en grève de la faim depuis plus de deux mois. Sa vie ne tient désormais qu’à un fil.

D’ores et déjà, il est à moitié paralysé, indique le communiqué en question selon lequel, Rabat devra assumer l’entière responsabilité de cette horrible forfaiture si jamais il devait arriver malheur à ce détenu d’opinion.   Toutes les instances internationales sont interpellées dans ce sens, afin que plus personne ne puisse garder les yeux fermés sur cette très grave et inacceptable injustice. Selon la mère du détenu, cité par ce même communiqué, Mohamed-Lamine Haddi serait détenu dans des conditions exécrables, ce qui ajoute à l’aggravation de son état de santé.

Le cas de Claude Mangin, épouse du célèbre détenu sahraoui Naâma Asfari,  interpelle aussi la conscience de l’humanité entière. Elle aussi a été « punie » de cette manière immorale vile. Citoyenne française, elle a té empêchée à maintes reprises d’entrer en territoire marocain sans la moindre raison et, partant, de voir son. Même sa grène de la faim d’un mois n’a pas fait fléchir ces monstres tortionnaires à visages humains.  Le ca de Geim Izik est portant d’une clarté accablante. Lassés du joug colonial marocain, et des promesses non-tenues de la communauté internationale, des citoyens  sahraouis ont décidé de protester pacifiquement en quittant leurs demeures, dans les territoires occupés, pour établir un campement sommaire.

Gdeim Izik a été une formidable gifle à la face du Maroc et de son entreprise coloniale. Ce camp a mis a nu les mensonges éhontés de Rabat, et prouvé à la planète entière que c’est tout le peuple sahraoui qui se bat pour son indépendance,  et qui se tient derrière son seul et unique représentant, le front Polisario. Le démantèlement de e camp, imputé aux forces d’occupation, lourdement armées, a viré au bain de sang. Des détenus pacifistes,  l’image de Mohamed-Lamine Addi et Naâma Asfari ont été accusés à tort de ces crimes commis par les services de sécurité marocains, histoire de faire d’une pierre deux coups en « masquant ces homicides volontaires » tout en « neutralisant ces très dynamiques militants indépendantistes. Claude Mangin Asfari, loin de se lasser, et de se laisser abattre, compte revenir fermement à la charge dès que les conditions sanitaires le lui permettront de nouveau. La torture n’a pas fait plier Naâma Asfari. Sa remise en liberté, ainsi que celle de tous les détenus d’opinion sahraouis, devient une revendication essentielle…..

Mohamed Abdoun