Des armes égyptiennes destinées à la Libye cachées sous des médicaments : Quand Al Sissi verse de l’huile sur le feu !

Des armes égyptiennes destinées à la Libye cachées sous des médicaments : Quand Al Sissi verse de l’huile sur le feu !

La Libye fait l’objet d’attentions à tout le moins douteuses de la part du maréchal Abdelfettah Al Sissi.

Ce dernier, en guerre contre ce qu’il pense être (à tort) des ennemis jurés de son pays la confrérie des frères musulmans en l’occurrence, est en train de verser de l’huile sur le feu et d’alimenter le conflit armé qui déchire la Libye depuis une dizaine d’années.

Avec le concours financier et matériel des Emirats Arabes Unis, il tente également d’embrigader la Tunisie dans son entreprise aventureuse et hasardeuse, comme tend à le montrer la récente visite au Caire de Kais Said, le président tunisien.

Le dernier exemple en date nous vient de cette manœuvre éventée menée par les responsables égyptiens visant à introduire subrepticement des armes et des munitions en Libye.

Le général Abdulhadi Dirah, porte-parole de la Direction des opérations à Syrte et Djoufrah affiliée à l’armée libyenne, a fait savoir en effet que deux avions en provenance de l’Egypte transportaient des armes.

Selon lui, « « des armes et munitions étaient cachées sous les médicaments dans les avions qui ont atterri à l’aéroport international de Sebha, au sud-ouest du pays. « Il y a des médicaments dans les deux avions, mais la majorité de la marchandise sont des armes et munitions », a-t-il relevé.

Le ministère libyen de la Santé a quant à lui annoncé sur sa page Facebook que deux avions chargés de médicaments et d’équipements médicaux envoyés par l’Egypte, avaient atterri à l’aéroport de Sebha. Quant à la chaîne de télévision el-Hades connue pour sa proximité avec le général putschiste Khalifa Haftar, elle a fait savoir que des équipements médicaux ont été envoyés à Sebha « grâce à la coopération entre Haftar et le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi ».

Fort heureusement, le pot aux roses à été mis à nu. Plus personne ne pourra dès lors fermer les yeux sur cette grave forfaiture en disant, in fine, qu’il n’en savait rien. Le vers est dans le fruit !

Mohamed Abdoun