Débats autour du PLF 2021 : Appel unanime à accélérer la numérisation du secteur

Débats autour du PLF 2021 : Appel unanime à accélérer la numérisation du secteur

Élaboré dans un  contexte qu’on pourrait qualifié d’exceptionnel, marqué par la conjonction de deux principaux facteurs, à savoir la récession économique mondiale et la crise sanitaire mondiale inédite, le projet de loi de finance pour l’exercice 2021 est soumis à débats à la chambre basse du parlement, avant d’être soumis au vote demain jeudi 12 novembre.

Les avis des membres de l’Assemblée populaire nationale (APN) étaient mitigés autour du projet de loi de Finances pour l’exercice 2021 (PLF 2021), entre députés favorables au projet et d’autres ayant émis des réserves, mais tous étaient unanimes sur « l’impératif de trouver des solutions urgentes en cette conjoncture sanitaire inédite ».

Intervenant lors du débat du PLF 2021, présenté par le ministre des Finances, Aymen Benabderrahmane, lors d’une séance plénière de l’APN, présidée par Slimane Chenine, plusieurs députés ont valorisé la teneur du projet de loi de finances, notamment ses clauses stipulant l’impératif de diversifier l’économie nationale et de recourir aux énergies renouvelables, au moment où d’autres membres y ont relevé «plusieurs ambiguïtés quant à la manière de combler le déficit budgétaire».

Dans son intervention, la députée Saïda Hariti (FLN) s’est félicitée du contenu du PLF 2021, notamment son volet inhérent à l’impérative diversification de l’économie nationale pour se libérer de la dépendance aux hydrocarbures, soulignant l’importance du passage aux énergies renouvelables et à la numérisation de tous les secteurs.

Pour sa part, Hindia Merouani (FLN) s’est dite favorable à ce projet de loi d’autant qu’il encourage l’exportation hors hydrocarbures, exigeant, par ailleurs, une révision des lois et du système d’aménagement du territoire, et de création de nouvelles villes, tandis que la députée Farida Ghamra (MSP) a plaidé pour «la relance de la procédure relative à l’Impôt sur la fortune (ISF)».

De son côté, Nasser Hamdadouche (MSP) a estimé que les chiffres mentionnés dans ledit projet «sont irréalistes et illogiques du point de vue économique», arguant que le PLF 2021 n’apporte pas d’explications claires sur la manière de combler le déficit budgétaire prévisible de plus de 20 milliards de dollars.

Pour Hakim Berri (RND), ledit PLF n’a pas tenu compte de la dépréciation du dinar qui entraînera, inéluctablement, une hausse des produits de base et impactera ainsi négativement le pouvoir d’achat du citoyen.

«Le PLF 2021 se décline sous forme de mesures de rattrapage, dénuées d’une vision stratégique ou d’une approche de développement claires», a estimé le député Ahmed Bouchama (MSP), ajoutant que l’élargissement de l’assiette fiscale accentuera la pression fiscale au risque d’amener les investisseurs à abandonner leurs projets. Le ministre des Finances avait présenté, mardi matin, le PLF 2021 dont le débat se poursuivra aujourd’hui, mercredi.

A.O