Cousin du roi Mohamed VI : Le prince rouge rejette tout marchandage dans la normalisation avec l’entité sioniste  

Cousin du roi Mohamed VI : Le prince rouge rejette tout marchandage dans la normalisation avec l’entité sioniste  

Dans une tribune-brûlot adressée au souverain marocain, le cousin de ce dernier, Moulay Hicham Alaoui, surnommé « le prince rouge », et connu pour ses positions souvent hostiles au Makhzen, tance et critique vertement le deal contracté par le « commandeur des croyants », consistant à normaliser ses relations avec l’entité sioniste, en abandonnant la cause palestinienne, en échange d’une hypothétique et incertaine reconnaissance par Washington de la prétendue « marocanité du Sahara Occidental »

« Comme l’a souhaité l’administration Trump,, attaque tout de go l’auteur de cette lettre incisive, le Maroc va donc devenir le cinquième pays arabe à normaliser ses relations avec Israël. Déjà le 26 janvier, David Govrin, représentant d’Israël au Maroc, est arrivé à Rabat. Selon les termes mêmes de l’ancien président américain, ce geste a été le produit d’une « transaction stratégique ».

Les Etats-Unis reconnaissent la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental et, en échange, le Maroc établira les pleines relations commerciales, stratégiques et diplomatiques avec l’Etat d’Israël. Or, que gagne véritablement le Maroc  en contractant ce deal, sachant que l’entité sioniste n’a même pas franchi le pas en ouvrant à son tour un consulat, ou carrément une ambassade au niveau des territoires occupés sahraouis ? Rien, sans doute, ou en tous cas pas grand-chose.

« Cette reconnaissance mutuelle a soulevé d’intenses critiques dans des milieux divers, qui reprochent au Maroc d’avoir exploité la situation de deux peuples sans Etat : le Maroc braderait les Palestiniens en échange de la consolidation de sa position au Sahara occidental, dont le statut n’a pas encore été déterminé par le droit international ».

de pareils propos sont d’une gravité extrême, qui mettent en exergue l’opportunisme politicien de Mohamed VI, qui d’est permis de décider à la place de deux peuples arabes et musulmans. Et pour cause : « Ce récit géopolitique ne rend néanmoins pas compte de la perspective marocaine.

Le Maroc ne considère pas que la question du Sahara occidental et celle de la Palestine puissent faire l’objet d’un marchandage réciproque. Les deux situations sont de tristes héritages du colonialisme occidental, mais chacune a sa spécificité et pose des défis propres. La tâche essentielle pour le Maroc est de résoudre chaque conflit de la manière la plus juste ».

Certes le prince Hicham se permet pas mal d’approximations et de contre-vérités en décrétant que les Sahraouis seraient sous autorité et administration marocaine, ce qui n’est absolument pas le cas. « La politique du Maroc au Sahara occidental se fait dans un cadre différent : elle offre la citoyenneté dès maintenant, et peut reconnaître l’autonomie et l’autoadministration dans le futur [une partie des Sahraouis demande un référendum d’autodétermination, NDLR].

Ce processus pour régler le conflit doit continuer, et ne peut prendre racine que dans une perspective de démocratisation réelle et de respect des droits humains. Il faut bien reconnaître que la déclaration américaine constitue un important geste politique, mais qui ne saurait modifier le droit international.

C’est à la présidence Biden de décider : reconduire cette décision, la modifier ou la rejeter ». suivent des rappels et aveux sur les relations secrètes qui ont toujours existé entre l’entité sioniste et le Maroc, poussant même le roi Hassan II à trahir toute la communauté arabo-musulmane en fournissant de précieux enregistrement au Mossad , permettant à Tsahal de gagner en six ours sa guerre e 1967, allant même jusqu’à occuper illégalement une partie du plateau du Golan syrien.

A l’aide d’infinies et oiseuses précisions,  il est rappelé que le Maroc aurait toujours soutenu la cause palestinienne. Mais, ce soutien apparent mas faux et hypocrite, est démenti par les relations secrètes, et désormais officielle, du Maroc avec l’entité sioniste.

La conclusion tombe, sans appel : « Le Maroc considère qu’une authentique réconciliation avec Israël ne peut pas reposer sur un marchandage. Cela doit relever d’un processus qui respecte aussi les droits du peuple palestinien. Cette constante traverse toute notre histoire ».

Ali Oussi