Contraint de boire sa trahison jusqu’à la lie en se rendant dans les territoires occupés palestinien : Mohamed VI paie très cher sa trahison

Contraint de boire sa trahison jusqu’à la lie en se rendant dans les territoires occupés palestinien : Mohamed VI paie très cher sa trahison

  Triste sort qu’est celui du roi marocain, désormais dos au mur après l’officialisation de sa trahison à l’endroit de la cause palestinienne, alors qu’en &échange, le doute se fait de plus pressant et menaçant sur l’annulation de l’annonce de Donald Trump relative à la prétendue » marocanité du Sahara Occidental ».

Le journal sioniste « Maariv », en effet, vient de confirmer une information donnée quelques jours par le site payant, spécialisé du renseignement, Maghreb Intelligence. Il ne s’agit rien moins que d’une invitation adressée par Benyamin Netanyahu à se rendre dans les territoires occupés palestiniens.

Le souverain du royaume chérifien ne peut raisonnablement se soustraire à cette invitation alors que le fait d’y répondre sans poser la moindre condition reviendrait à reconnaitre de facto la politique sioniste du fait accompli, basée ses colonies illégales et l’occupation de vastes territoires appartenant de plein droit au peuple palestinien.

La position du souverain marocain est d’autant pus délicate qu’il préside actuellement le comité Al Qods, celui-là même que les occupants sionistes œuvrent à inclure dans leur escarcelle. C’est ainsi que Mohamed VI, qui n’en est pas à une reculade près depuis le jour où il a tacitement admis son homosexualité, a posé une bien pathétique « conditio » qui, gageons-le d’ores et déjà, ne sera jamais honorée. Le premier ministre sioniste, en butte à une précampagne électorale très serrée, devra assurément compter avec les courants de droite, ou carrément terroristes qui composent la société juive.

Seul un miracle, dès lors, pourrait permettre une éventuelle reprise du processus de paix au Proche-Orient durant les quelques mois à venir. Mohamed VI n’a aucune chance, non plus, de rencontrer Abou Mazen, le président de l’Autorité palestinienne en marge de son hypothétique visite dans les territoires occupés palestiniens. Celle-ci, en effet, ca correspondre, là encore, avec la tenue des élections générales prévues en mais et en juillet de l’année en cours.

Et, comme si tous ces tracas ne suffisaient pas à « catalyser » les incommensurables tracas du souverain chérifien, il a fallu que cette honteuse normalisation coïncide avec la prise de fonction du nouveau président américain, sur fond d’une très probable remise en cause de beaucoup de décisions malheureuses prises par son prédécesseur.

Il est par exemple, question de la réouverture du consulat général américain à Al Qods fermé par Trump après que ce dernier eut décidé d’ouvrir une ambassade dans les mêmes lieux, ce futur consulat est supposé servir d’interface avec les responsables palestiniens, en froid avec Washington depuis qu’il avait rompu toute relation diplomatique avec les USA à la suite de l’ouverture de cette ambassade.

Cet inextricable imbroglio est loin de s’arrêter là. Mohamed VI, en effet, a la faiblesse de croire que Joe Biden ne va pas dénoncer l’annonce de Trump concernant la supposée « marocanité du Sahara Occidental ».

or, cela ne sera absolument pas le cas, puisque les dirigeants américains, avec leur rôle historique de « pen holder » au Conseil de sécurité, se sont toujours placés à équidistance des deux parties en conflit, le Front Polisario et le Maroc en l’occurrence.

Si bien que le souverain chérifien, désormais dos au mur, en est réduit à jouer les prestidigitateurs pour se convaincre, ainsi que ses affidés, qu’il n’a pas eu tort de trahir la Palestine en échange d’une déclaration sans conséquences notables sur le terrain…

Ali Oussi