Conseil des ministres : le président Tebboune ordonne la relance du Barrage Vert

 Conseil des ministres : le président Tebboune ordonne la relance du Barrage Vert

Le Président de la République qui présidait ce dimanche une réunion du Conseil des ministres, a instruit le gouvernement, selon le communiqué final sanctionnant les travaux de  la rencontre, afin de relancer « au plus vite » le barrage vert « dans le but de stopper » l’avancée du désert qui « dévore »  chaque année des centaines d’hectares de nos plaines.

Le Barrage vert (BV) visait prioritairement, dès sa création, le renouvellement du patrimoine forestier algérien qui a subi de graves dommages durant la guerre de libération du fait des bombardements de l’aviation de l’armée d’occupation française.

Ce projet qui relie les frontières algériennes occidentales aux frontières orientales sur une distance de1500 km avec une largeur moyenne de 20 km, soit une superficie totale de 3 millions d’hectares de reboisement, dont le rendement varie par endroit de 50 à 100%.

Le programme de sa réalisation  a été confié au ministère de la Défense nationale et le maître d’œuvre est l’ex-secrétariat d’Etat aux Forêts.

La consolidation de cette ceinture verte vise à protéger le Nord du pays de la désertification en mettant en place une grande barrière contre l’ensablement et contre l’avancée du désert qui réduit de plus en plus les pâturages des zones steppiques. Aussi cette expérience pilote en matière de lutte contre la désertification menée par l’Etat a permis l’ouverture de 25.000 km de pistes pour le désenclavement et la réalisation de plus de 12.000 projets dans le cadre du développement rural et intégré en plus du raccordement des réseaux d’électricité, de gaz et d’eau.

Cependant, un demi-siècle après sa réalisation, le barrage vert, a subi d’importantes dégradations, causées essentiellement par l’abattage des arbres et les pressions climatiques. Sa relance semble donc inévitable.

Gelé en 1988, le projet sera en effet relancé avec une extension d’environ 10% de la superficie existante, selon des récentes données de la Direction générale des forêts (DGF).

M.M.H