Conseil de la nation : M. Djerad présente les grandes lignes du projet de révision de la Constitution

Conseil de la nation : M. Djerad présente les grandes lignes du projet de révision de la Constitution

La Constitution révisée vient en tête des engagements du président de la République, celui de   l’édification d’une Algérie nouvelle, en jetant les bases d’un Etat moderne au service du citoyen et en rétablissant la confiance entre le peuple et ses institutions, afin de mettre l’Algérie à l’abri des dépassements autocratiques et hégémoniques et de relever les défis imposés tant au plan interne qu’externe, a souligné samedi le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, devant le Conseil de la nation .

Cette constitution consacre « l’appartenance civilisationnelle de l’Algérie, arabe, musulmane et amazighe,  son histoire,  son patrimoine et ses acquis construits à travers les âges, et constitue en même temps, une nouvelle étape sur la voie de la construction d’un État moderne au service du citoyen et qui tire sa force de la volonté du peuple algérien », a-t-il dit.

Il a ajouté que le projet permet également de « lancer des réformes structurelles et profondes dans le modèle de gestion des affaires de l’État et de combattre tout ce qui s’oppose à la construction de l’Etat de droit », en citant  la bureaucratie, le favoritisme, le régionalisme et la corruption.

M. Djerad a souligné, en outre, que ce projet instaure « une réelle séparation des pouvoirs, réhabilite le pouvoir législatif et renforce sa position et ses pouvoirs, en lui fournissant tous les mécanismes juridiques pour évaluer la mise en œuvre des politiques publiques, le contrôle de l’action gouvernemental et l’application des lois sur le terrain ».

Il établit « une coopération étroite entre les autorités exécutives et législatives, à l’ombre du plein respect des prérogatives constitutionnelles, au service des intérêts suprêmes de la patrie et en préservant l’unité nationale », a-t-il indiqué.

Il a, également, fait savoir que ce projet « consacre l’indépendance de la justice et jette les bases et les mécanismes de l’incarnation réelle de la volonté du peuple exprimée explicitement à travers le Harak authentique béni et libère le pouvoir judiciaire de toutes les restrictions, pour être aux côtés des institutions de l’État au service du peuple, et constituer un mur imprenable pour protéger les droits des citoyens et préserver l’argent public ».

Il permet, par ailleurs, « la concrétisation des obligations établies pour construire une nouvelle République, grâce à une réforme globale de l’État et de ses institutions, visant à bâtir un État moderne qui rétablit la confiance des citoyens, régi par les principes de transparence, d’intégrité, de responsabilité », a-t-il affirmé.

Le Premier ministre a également, indiqué que ce projet « jette les bases de la réactivation du rôle des assemblées locales élues et de l’amélioration de la gouvernance locale, et consacre la décentralisation qui rétablit l’élu local  dans ses prérogatives ».

Il fait d’autre part de « la communauté locale, un véritable espace d’exercice des droits et de participation à la gestion des affaires publiques locales, la formation d’élites qui veillent à l’intérêt public et offre les conditions optimales pour l’exploitation de toutes les ressources pour la réalisation du développement local, combat la bureaucratie et encourage l’amélioration, la modernisation et la numérisation des équipements publics », a-t-il ajouté.

« Nous voulons que cette constitution soit une éthique de la vie publique et politique, en établissant des mécanismes institutionnels et juridiques efficaces pour prévenir la corruption, la combattre et dissuader ses auteurs potentiels de l’exploitation du trafic d’influence », a-t-il expliqué.

Il a également relevé que ce projet  « restaure le statut de la société civile en promouvant la démocratie participative et en encourageant la participation de tous les citoyens sans exclusion dans la conception et la mise en œuvre des politiques publiques », tout en encourageant « nos jeunes, en leur redonnant espoir et les rendant « responsables de la construction de la Nation et de la nouvelle République ».

Ce projet, a-t-il ajouté, « permettra à notre pays de retrouver sa place dans les forums internationaux, afin que sa voix puisse être entendue à nouveau dans les questions internationales, notamment dans le domaine géostratégique et de notre civilisation », « consacre le statut de l’Armée nationale populaire et reconnaît son rôle décisif pour assurer la stabilité du pays, protéger ses frontières et défendre ses intérêts vitaux et stratégiques et sa sécurité nationale ».

M. Djerad a, sur un autre plan, expliqué que ce projet « garantit l’exercice de la liberté des échanges, des investissements et des contrats dans le cadre de la loi, et jette les bases d’une véritable transition économique pour notre pays, à travers des réformes profondes et fondamentales en vue de passer d’une économie rentière à une économie moderne et diversifiée ».

Il permet de mettre en place, «une économie basée sur l’exploitation de toutes les capacités, qualifications et richesses disponibles dans notre pays, en particulier le potentiel humain énorme et hautement qualifié, y compris notre communauté nationale à l’étranger, qui permettra à notre économie de faire un bond en avant en construisant une économie basée sur la connaissance, en maîtrisant les technologies modernes et la numérisation, en libérant et en encourageant les initiatives ».

Dans ce cadre, il a estimé que cette économie visée, « offre des conditions optimales pour l’investissement et s’adapte aux transformations rapides de l’économie mondiale ».

Le projet, a-t-il indiqué, aura donc « un impact positif sur l’amélioration de la réalité du pays et de son peuple, en faisant un saut qualitatif dans la gouvernance politique, économique et sociale, en renforçant l’unité nationale et en libérant l’Algérie de toute manœuvre visant à saper sa stabilité et l’unité de son peuple ».

Il est en outre, « une réponse à la volonté du peuple, exprimée le 22 février 2019, à travers son mouvement béni et authentique, ayant mis fin aux errements et déviations dangereuses qui ont presque miné les fondements de l’Etat national et ses institutions et sapé la cohésion nationale », a-t-il souligné, affirmant qu’il vise à bâtir « un Etat basé sur l’alternance au pouvoir » et  garantir au peuple « le libre choix de ses représentants dans le cadre d’élections transparentes et équitables ».

Ab. M.