Charlie Hebdo republie ses « caricatures » : « liberté d’expression oui, liberté de blasphémer non !

 

Charlie Hebdo republie ses « caricatures »

« Liberté d’expression oui, liberté de blasphémer non » !

A la veille du procès de l’attentat ayant visé l’hebdomadaire, Charlie Hebdo republie les caricatures du prophète  Mohamed (QSSL)  qui en avaient fait une cible des jihadistes, annonce ce mardi le journal.

« Nous ne nous coucherons jamais. Nous ne renoncerons jamais », justifie le directeur de l’hebdomadaire satirique, Riss, dans le numéro dont la couverture reprend ces caricatures, en kiosques mercredi et accessible en ligne mardi à midi. L’attentat avait fait 12 victimes dans sa rédaction en janvier 2015.

Un procès politique selon le ministre français de l’Intérieur qui a donné le ton dès lundi: « ce procès sera éminemment politique.

Plus de 8000 personnes sont inscrites au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), a annoncé Gérald Darmanin, en soulignant que la menace terroriste «demeurait extrêmement élevée sur le territoire» et en précisant que le «risque terroriste d’origine sunnite demeurait la principale menace à laquelle est confronté notre pays».

Si la liberté d’expression est une « constante » dans l’Hexagone (dans les textes évidemment), la même France peut être capable d’aller allègrement à contre-courant de ce même postulat.

Parmi ces «  exceptions » qui sont loin de confirmer la règle, rappelons-nous lorsque  pendant la crise sanitaire liée au coronavirus, le gouvernement avait  mis en ligne sur son site le service controversé «désinfox» déployé pour sélectionner les articles luttant contre des «infox» et autres « fake news » sur la Covid-19 mais l’a retiré quelques jours plus tard face aux réactions des médias. Les citoyens ont également adressé des reproches légitimes au gouvernement en l’accusant de diffuser lui-même des « fake news » depuis le début de la crise sanitaire, sur les vrais chiffres des cas et décès liés au coronavirus, la nécessité de porter un masque ou encore la sous-estimation initiale des risques liés à la pandémie.

Et les exemples sont légion…

Ferhat Zafane