Certains ministres se lancent dans des activités « annexes » au détriment de l’essentiel : Et si chacun faisait correctement son métier…

Certains ministres se lancent dans des activités « annexes » au détriment de l’essentiel : Et si chacun faisait correctement son métier…

Par Mohamed Abdoun

A l’évocation de ce sujet sensible, alors que l’Algérie fait, l’exemple le plus édifiant qui nous vient en tête est assurément celui de Brahim Boumzar le ministre de la Poste et Télécommunication.

Celui-ci, en effet a personnellement pris part à une campagne de nettoyage et de désinfection des bureaux de poste à travers tout le territoire national, le tout en compagnie de trois ministres-délégués, en charge de l’environnement et des régions du sud histoire, sans doute, de nous montrer toute l’importance accordée à ce « brûlant » sujet.

Certes, il n’y a pas de sot métier. Celui d’agent de Netcom, auquel ces ministres tentent de se substituer, n’est en effet pas moins noble, ni moins méritoire qu’un autre.

A ce détail près, car convenez avec moi que le diable est dans les… détails, que si on voulait nettoyer nos bureaux de poste, on aurait été plus avisés de faire appel à des agents d’entretien et de nettoyage, qui s’acquittent de cette tâche ingrate et indispensable, bien mieux et autrement plus vite que ces hauts cadres, grassement rémunérés, dont il est attendu certainement autre chose que de passer la serpillière au niveau des lieux communs d’Algérie-Poste.

Sans être « né chef –avec jeu de mot bien sûr, avions-nous besoin d’aller chercher si loin de pareils chefs, sans leur demander de ramener le graal.

Tout juste leur était-il « suggéré » de veiller à honorer l’engagement du président Tebboune, concernant l’inexcusable et inacceptable lenteur de notre débit internet.

Veiller à honorer ce défi vaut sans doute mieux que de chercher à « passer un savon à d’incultes agents polyvalents. Qui peinent à télécharger leurs « dramas » pendant ou après leurs heures de travail l’exemple de ces ministre, dont le bilan est plus que discutable n’est hélas pas le seul.

Il en va ainsi pour celui du commerce, qui brasse de l’air, multiplie les déclarations cavalières, mais sans lendemain. Celui de la santé n’en mène pas large non plus, avec cette pandémie qu’il donne l’air de gérer à la bonne franquette.

Mais, dans tous les cas de figure, le défi majeur

Fort heureusement, le timonier Djerad, guidé aussi par la clairvoyance du président Tebboune, tient bon la barre du bateau-Algérie.

M.A.