Campagne de déstabilisation visant Sonatrach: A qui profite ces calomnies ?

 

C’est connu,   quand on cherche à  détourner l’opinion publique ,  on invente  une agression  extérieure , histoire de titiller l’ego local et le pousser ainsi à remettre à demain les soucis du jour .

Nul n’ignore qu’au pays du Cèdre, la situation économique n’est guère reluisante . De plus,  la pandémie de coronavirus représente une crise de trop , le faisant plonger davantage dans le gouffre de la crise économique, avec de graves répercussions sur l’ensemble de la population.

Mais , manque de pot pour les autorités libanaises,  cette histoire, montée de toutes pièces, afin, vraisemblablement, d’écorner l’image de la compagnie nationale Sonatrach  . Cette affaire largement citée, a été étalée au grand jour en avril dernier quand l’établissement public d’Electricité du Liban a signalé à la justice que la compagnie algérienne lui avait livré du carburant défectueux. Or, le grand nombre d’experts excercant à Sonatrach,déclare que le risque d e voir du fuel frelaté relève de l’impossible.

 

De plus, la réputation de la compagnie pétrolière est établie depuis des lustres pour l’accuser de commercialiser du fuel frelaté. Réagissant à cette accusation gratuite, les  autorités  algériennes se sont , évidemment, dédouanées  de toute responsabilité concernant l’ implication présumée d’une branche de  Sonatrach dans cette  affaire de fuel défectueux qui agite le monde judiciaire et politique libanais depuis plus d’un mois. La filiale de Sonatrach suspectée dans cette affaire s’est, quant à elle, défendue et a menacé d’engager une action en justice afin de répondre aux accusations qui lui sont lancées.

De son coté, Belaïd Mohand-Oussaïd, porte-parole officiel de la Presidenc de la République,  a affirmé, lors d’une conférence de presse, que « l’Algérie, en tant qu’Etat, n’est en aucune façon impliquée », admettant toutefois que « des individus » pouvaient être mis en cause.

« L’affaire sur l’implication de Sonatrach dans le financement d’un deal commercial avec le Liban est en premier lieu un problème libanais », a-t-il  affirmé.  Pour leur part, les avocats libanais de la société Sonatrach Petroleum Corporation BVI – filiale de la Sonatrach – ont publié un communiqué  pour protester contre une « vile campagne de diffamation coordonnée visant à nuire à la réputation de la société ».

Ils rappellent qu’elle est la propriété pleine et entière de la société pétrolière nationale algérienne Sonatrach, dont elle est chargée de transporter et de vendre le pétrole dans la région, notamment au ministère libanais de l’Energie qu’elle fournit en gaz et fuel depuis 2005 pour faire fonctionner les centrales électriques. La société « condamne cette campagne injuste et coordonnée qui lui porte atteinte, ainsi qu’à sa société mère la Sonatrach, intentionnellement ou non » et nie toute responsabilité, dans une quelconque infraction dans son activité de livraison de fuel.

La société prévient qu’elle n’hésitera pas à « prendre toutes les mesures judiciaires qui s’imposent contre toute calomnie ou diffamation ».

Sonatrach ne renouvellera pas son contrat avec EDL
La société algérienne Sonatrach a informé le ministre libanais de l’Energie, Raymond Ghajar, qu’elle ne renouvellera pas le contrat d’importation de fuel avec Électricité du Liban, qui prend fin le 31 décembre 2020, rapportent des médias algériens.
  « La décision de Sonatrach intervient après le tollé médiatique et politique qui a été soulevé ces derniers mois concernant ce qui a été qualifié de +scandale d’importation de fuel non conforme aux normes », peut-on lire.