Aymen Benabderrahmane : « nous avons finalisé la loi sur le partenariat public-privé »   

Aymen Benabderrahmane : « nous avons finalisé la loi sur le partenariat public-privé »   

Une bonne nouvelle pour acteurs et opérateurs du secteur privé. Et pour cause, le ministère des Finances en train de finaliser une loi relative à la promotion du partenariat entre le secteur public et privé. C’est- du moins ce que nous a affirmé, aujourd’hui, le ministre des Finances, en marge

d’une journée d’étude sur la problématique de la réévaluation et la maturation des projets. Aymen Benabderrahmane rappelle d’emblée que le partenariat public-privé existait depuis le temps des Romains… « mais chez-nous en Algérie, nous l’avons entamé sous plusieurs formes, tel que le métro, mais sans qu’il ait un encrage légal.

Ainsi, au niveau du ministre des finances, nous avons finalisé la loi sur le partenariat public-privé, et nous allons la faire circuler au niveau des différents départements ministériels pour la soumettre au Conseil du gouvernement, et donner ainsi du sens à ce partenariat.

Et ça fait partie des alternatives de financement de l’économie nationale, puisqu’il y a aussi le marché obligataire, le marché financier, et nous voulons rehausser tous ces compartiments-là, pour servir d’alternative au financement de l’économie nationale » rappelle M. Benabderrahmane.

Le recours au financement des projets publics, ne se fera plus sur le budget de l’Etat.

Dans le même ordre d’idée, le premier argentier du pays précise que, le recours au financement des projets publics, ne se fera plus sur le budget de l’Etat.

« C’est ce qui se fait au niveau de tous les pays du monde. Certes le financement public reste le moteur du développement, mais le recours à ce genre du financement alternative est nécessaire. A cet effet, nous allons l’encadrer justement à travers le P.P.P.

mais aussi à travers le recours au marché obligataire, et financier de manière générale » précise-t-il. Par ailleurs, pour sensibiliser le priver à participer dans les montages financiers, Aymen Benabderrahmane, rappelle que l’Algérie dispose d’un secteur privé innovant qui participe pleinement au développement du pays.

« Justement nous espérons que ce genre du partenariat soit gagnant-gagnant, non pas seulement pour l’Etat, mais aussi pour la population, pour la communauté, et pour le développement du pays. Le secteur privé est animé d’une excellente volonté pour participer au développement du pays, pour peu que nous lui donnons les garanties nécessaires.

Il ne faut pas rester sur l’image stéréotypie de tout ce qui s’est passé ces dernières années, mais là, nous voulons donner un sens à ce partenariat, l’encadrer avec une loi claire, et que tous les projets soient gérés dans la transparence la plus totale. C’est ce qui fera la différence, c’est l’encrage, l’encadrement légal et réglementaire, et la gestion transparente des projets.

Mais je vous assure que nous avons un secteur privé animé d’une excellemment volonté, et qui n’attend que de participer à l’effort du développement national » se félicite le ministre des Finances.

Yahia Maouchi