Association colombienne d’amitié avec le peuple sahraoui : Les points sur les I »

Association colombienne d’amitié avec le peuple sahraoui : Les points sur les I »

L’association colombienne d’amitié avec le peuple sahraoui a, dans une lettre adressée à la ministre des Affaires Etrangères Claudia Blum de Barberi, et dont nous avons obtenu une copie en exclusivité, tenu à remettre les pendules à l’heure et rétablir les faits dans leur contexte originel et authentique.

Il est question du mémorandum d’entente signé depuis deux jours entre le Colombie et le Maroc. Celui-ci, outre des exemptions de visas au profit des ressortissants de ces deux pays, s’est en effet appesanti sur la question sahraouie.

Or, si Bogota  s’est contentée d’appuyer une solution politique juste et conforme au droit international, conformément au droit international et aux résolutions onusiennes prises dans ce sens.

La presse marocaine, aux ordres du Makhzen, s’est en effet engouffrée dans cette fausse brèche ouverte par ce mémorandum d’entente signé en date du 7 de ce mois entre Rabat et Bogota. Elle a, en effet, osé prétendre sans vergogne que la Colombie soutiendrait la proposition marocaine relative à une « large autonomie » du Sahara Occidental.

Cette affirmation est parfaitement fausse. Elle procède de la manipulation et de la désinformation, devenue une sorte de marque de fabrique chez la plupart des dirigeants marocains. D’où cette nécessité de rappeler les faits authentiques, et d’administrer une sorte de « piqure de rappel » à Blum Barberi.

« L’Association Colombienne d’Amitié avec le Peuple Sahraoui, informée du communiqué que vous avez signé avec le Ministre des Affaires étrangères du Royaume du Maroc et inquiétée par la grave situation du conflit sahraoui, qui depuis le 13 novembre 2020 est dans une guerre provoquée par la violation au cessez-le-feu commise par le Royaume du Maroc après avoir envahi une zone de séparation en dehors du périmètre sous son contrôle et construit un nouveau mur de séparation qui a enfreint les accords de paix signé en 1991 par la République Sahraouie et le Maroc sous les auspices des Nations Unies.

Inquiets également par la gravité de la situation des violations systématiques et constantes des droits humaines que souffre la population sahraouie qui se trouve dans les zones occupées par le Royaume du Maroc, les agressions dénoncées dans tous les rapports des organisations internationales les plus prestigieuses en la matière et même dans le rapport diffusé récemment par le Pentagone américain », écrit en effet cette association dans sa lettre.  Et de rappeler au passage que « La République Sahraouie est un membre de plein droit et fondateur de l’Union africaine, organisation qui englobe tous les pays africains et dont fait partie le Royaume du Maroc.

Par conséquent, le Sahara Occidental ne fait pas partie du Maroc ni n’est inclus dans le territoire internationalement reconnu comme étant sous la souveraineté du Maroc. La résolution 34/37 de l’Assemblée générale des Nations Unies qualifie le Maroc comme simple puissance occupante.

Et de conclure que « Le Sahara Occidental est l’un des 17 territoires enregistrés à l’ONU comme territoires Non Autonomes et la solution du conflit doit s’encadrer dans la légalité internationale et l’application de la loi 1514 de décolonisation des pays et peuples coloniaux, le même que notre République colombienne a approuvé à plusieurs reprises. Sans autre motif particulier et espérant que vous tiendrez compte de nos considérations ajustées à la légalité et au droit international, veuillez recevoir nos plus hautes considérations ».

Ali Oussi