Assassiné le 14 octobre 1993 : Mustapha Abada, vingt sept ans déjà

Assassiné le 14 octobre 1993 : Mustapha Abada, vingt sept ans déjà

Durant toute une décennie, les éléments de l’ANP, de la Gendarmerie nationale, des Douanes,   de la sûreté nationale, des Gardes communaux, des GLD et les patriotes  ont payé de leurs vies un lourd tribut.  

N’oubliions pas aussi  et tous les innocents. Durant cette même période, le journalisme figurait également parmi les métiers « interdits ». Bravant la mort, défiant l’obscurantisme,  123 journalistes et employés de presse, sont assassinés entre 1993 et fin 1997, années noires d’un peuple qui a payé du prix du sang la terreur islamiste naissante.  

Parmi ces journalistes, on ne peut faire l’impasse sur un certain, Mustapaha Abada. Journaliste et ex-directeur général de la télévision nationale, il avait été assassiné  par balles près de son domicile à Aïn Taya, dans la wilaya d’Alger, il y a de cela 27 ans, rejoignant ainsi une liste déjà longue des confrères et consœurs, pour lesquels, les obscurantistes avaient décidé autrement. 

Les faits se son déroulés un 14 octobre 1993 précisément. Cela faisait un mois que Mustapha Abada n’occupait plus le poste de directeur de la télévision algérienne, ce dernier décida de s’occuper plus sérieusement de suivi les travaux de sa demeure en construction à Aïn taya, où il avait pris l’habitude d’aller.

Toutefois, ce jour-là accompagné de sa femme et de ses trois jeunes filles, âgées de 12, 9 et 4 ans, il quitta son domicile d’Alger-Plage et déposa sa femme au centre-ville pour faire les courses et continua, avec ses trois filles, vers sa nouvelle maison encore en chantier.

S’apprêtant à rejoindre sa femme aux alentours de midi, ses filles montèrent dans la voiture tandis que lui se pencha sur le coffre. Il ne verra pas le tueur, âgé d’une vingtaine d’années, qui s’approcha derrière lui et, arrivé à sa hauteur, sorti son pistolet en lui logea froidement une balle dans la nuque. Le défunt journaliste et père de famille s’écroule, mort sur le coup.  

Cette année encore, la fille du défunt, Nabila Abada, qui nous emmène  dans un voyage dans le temps, jusqu’à ce vendredi funeste, dans son  hommage à son défunt père, vient nous rappeler, la grandeur d’un homme, d’un père. 

« 27 ans nous séparent de ce fameux vendredi 14 octobre. À la veille de ton assassinat, tu étais le soir dans notre chambre, Farah sur tes genoux, tu nous as parlé de l’importance de nos études, de l’Algérie et de l’intégrité. Depuis, maman a veillé à ce que ces trois souhaits soient notre héritage. Tous les jours, nous nous efforçons à vous rendre fiers, maman et toi», s’est en effet  remémorée la fille Abada, à travers une publication sur son compte instagram.