Après les mises en garde du président de la République : Certains ministres multiplient leurs visites « insensées » à travers le territoire national

Après les mises en garde du président de la République : Certains ministres multiplient leurs visites « insensées » à travers le territoire national

Le président de la République qui présidait un Conseil des ministres en date du 03 janvier dernier, avait pointé du doigt les aspects négatifs enregistrés dans certains secteurs d’activités, soulignant que le bilan des performances ministérielles pour 2020 est plutôt « mitigé » avec du « positif et du négatif ».

En effet, il y a des choses à dire sur les actions de plusieurs de nos actuels ministres.

Certains d’entre eux donnent carrément l’air de ne pas du tout être à leur place. Leurs actions sont dans la plupart des cas « inertes ».

Plusieurs départements ministériels n’ont réalisé aucun projet de ceux dont ils étaient chargés, augmentant ainsi le désarroi des citoyens qui avaient de grands espoirs de voir leurs difficultés quotidiennes prendre fin.

Les exemples de la vitesse de l’Internet, de l’alimentation en eau potable qui a connu de grandes perturbations, du manque de liquidités dans les bureaux de postes, une vie publique vide et des projets vitaux en hibernation, sont là, avec de nombreux autres encore, pour nous rappeler que certaines parties ne veulent que du mal à l’Algérie.  Nos ministres, continuent bien au contraire à s’illustrer par leurs échecs.

Conscient de cette amère réalité, le président a clairement laissé entendre qu’il procèderait à un remaniement gouvernemental particulièrement profond immédiatement après son retour au pays.

 L’annonce n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd.  Il n’aura fallu que quelques jours pour que certains de nos ministres sortent « de leur hibernation ».

Pour ce faire, des chaînes TV notamment, sont mises à contribution.

Toutefois, loin d’en finir, en un simple claquement de doigts avec l’héritage vicié et boiteux de l’ancienne gouvernance, quelques-uns de nos ministres n’apportent rien de nouveau avec ces sorties « insensées ».  Il s’agit tout simplement de « sorties publicitaires ».

Alors que les véritables préoccupations de nos concitoyens sont reléguées au second plan, ces ministres continuent de sillonner l’Algérie « en fanfare », mobilisant tous les moyens de l’Etat.

On a vu certains d’entre eux « inaugurer » des infrastructures déjà mises en service il y a un bon bout de temps au moment où d’autre se contentent juste de déclarations faites à la presse, sans aucune suite.

 Ce n’est pas tout. Certains des walis contactés par nos soins sont unanimes à dire que « beaucoup de visites dans une même wilaya » constituent une paralysie pour l’administration locale.

« Si c’est pour apporter une solution palpable aux problèmes dont souffre ma localité, toute visite (de ministre) est la bienvenue, par contre, si c’est juste pour la mentionner dans l’agenda, et pour faire de la figuration, aucune logique ne le tolère »,  a déploré un des walis interrogés à ce propos.

Bien plus, selon notre interlocuteur, trois à quatre visites dans une même wilaya sont synonymes de l’arrêt total de l’administration locale.  « Une visite ministérielle se prépare et elle est encadrée. Suite à quoi, les responsables locaux, doivent chacun, quitter son bureau alors que l’urgence est de remédier aux séquelles des anciennes pratiques », a-t-il ajouté.

Cependant, bien « calculée », cette attitude est motivée par leur crainte manifeste de se faire éjecter de l’équipe gouvernementale à la faveur du prochain remaniement.

S’ils agissent ainsi de manière volontaire parfois, inconsciente d’autres fois, le résultat reste hélas le même, bien que nos ministres pouvaient bien s’inspirer du temps de Abdelmadjid Tebboune à la tête au secteur de l’Habitat.

Durant toutes les années passées à la tête de ce département ministériel, on ne l’aura vu qu’à trois ou quatre reprises, en « visite de travail et d’inspection ». Ceci, quand il ne fait pas partie de la délégation accompagnant les Premiers ministres de l’époque.

Pourtant, de l’avis de tous, une « révolution » a été opérée dans le secteur de l’habitat de son temps.

Des milliers de logements avaient été réalisés et distribués. Aussi, la prise en charge de l’épineuse question de l’éradication de l’habitat précaire et des bidonvilles, qui n’a pas concerné uniquement la wilaya d’Alger, mais beaucoup de nos villes a été réalisée en son temps.

Autrement dit, l’Algérie a plus besoin d’actes que de paroles. A bon entendeur…

 D.A