Après le retour de Tebboune : les pendules remises à l’heure

Après le retour de Tebboune : les pendules remises à l’heure

Finies les rumeurs, finies les supputations, finis les calculs morbides, Abdelmadjid Tebboune, président de l’Algérie Nouvelle est bien là, reprenant son parcours là où il ne l’a d’ailleurs jamais abandonné. Après avoir dépassé les affres de la maladie du président, après avoir subi toutes sortes d’attaques médiatiques de différents ennemis d’ici et d’ailleurs, l’Algérie est toujours là, avec son président en bonne santé pour continuer son chemin vers des horizons nouveaux, faits de justice sociale, de travail, d’abnégation, de transparence.

Transparence, le mot est lâché, et c’est le maitre-mot de ce premier conseil des ministres algériens de l’année 2021, premier conseil des ministres présidé par Abdelmadjid Tebboune, qui ne s’est pas encore reposé depuis son retour le 30 décembre écoulé. Au cours de ce conseil des ministres consacré à l’évaluation du bilan annuel 2020 des secteurs ministériels.

Le premier ministre, Abdelaziz Djerad, a été le premier à prendre la parole pour présenter un exposé sur les résultats obtenus par l’équipe gouvernementale dans les différents secteurs d’activité.

Aussitôt après, le président Tebboune a entamé son intervention par des instructions afin d’activer les secteurs qui ont un impact direct sur la vie des citoyens et de passer à la vitesse maximum pour l’année 2021, tout en valorisant les avancées notables obtenues par certains secteurs, comme celui des industries pharmaceutiques, les PME/PMI et le soutien à l’emploi des jeunes.

Citant les collectivités locales, le président de la république n’a pas manqué de faire montre de son mécontentement envers la gestion de certains walis du dossier des zones d’ombre en insistant sur la séparation des programmes de développement. Il a aussi averti les responsables concernés contre la poursuite du phénomène de l’approvisionnement en eau de manière primitive, dont les enfants sont les premières victimes.

Pour le secteur financier, le président estime que le point noir minant ce secteur est représenté par le secteur bancaire qui devra faire l’objet d’une remise en cause en profondeur, en commençant par un travail de recherche à travers toutes les banques, principalement en ce a trait à la transparence dans l’octroi des crédits. Il a aussi ordonné de procéder rapidement à la numérisation du secteur des douanes.

Passant à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique, Abdelmadjid Tebboune a insisté sur la nécessité de l’indépendance de toute université tout en se dirigeant vers un partenariat productif et le jumelage avec des universités étrangères. D’autres secteurs, comme la culture, la numérisation et les statistiques, la solidarité nationale, les mines, la santé et celui de la pêche, ont reçu des instructions fermes du président de la république pour améliorer leurs prestations, accélérer les réformes et mettre en place tous les mécanismes pour une relance effective et rapide de l’économie nationale.

Parmi ces directives, il y a lieu de noter celle concernant le lancement du gisement minier de Gara J’bilet dans les plus brefs délais et de celui du zinc et du phosphore à Oued Amizour , tout en mettant procédant au lancement des projets structurants dans ce secteur. Il a aussi instruit tous les responsables concernés afin de préparer de manière efficiente les dispositions nécessaires au lancement de l’opération de vaccination contre le covid19 courant janvier 2021. Dans le même ordre d’idée, le président a ordonné l’ouverture d’une enquête approfondie sur les tenants et aboutissants de l’importation de blé impropre à la consommation et même toxique de Lituanie ainsi que le lancement d’une vérification de la comptabilité de l’OAIC par le ministère des finances.

Les bilans des autres secteurs seront débattus lors du prochain conseil des ministres.

 Un conseil des ministres révélateur

Au cours de ce conseil des ministres, plusieurs points ont été soulevés par le président de la république concernant le bilan très en-deçà des attentes d’une bonne partie des départements ministériels qui ont brillé, durant la maladie et la convalescence du président, par une absence prolongée de la scène nationale, une véritable léthargie qui ressemblait étrangement à une attente diffuse d’un nouveau président. Plusieurs départements ministériels n’ont réalisé aucun projet de ceux dont ils étaient chargés, augmentant au contraire le désarroi des citoyens qui avaient de grands espoirs de voir leurs difficultés quotidiennes prendre fin grâce aux promesses faites par le président. Les exemples de la vitesse de l’Internet, de l’alimentation en eau potable qui a connu de grandes perturbations, le manque de liquidités dans les bureaux de postes, une vie publique vide et des projets vitaux en hibernation, sont là, avec de nombreux autres encore, pour nous rappeler que certaines parties ne veulent que du mal à l’Algérie. D’ailleurs certains ministres ont plutôt brillé par leur absence, mettant au placard toutes les instructions du président pour améliorer le vécu quotidien du citoyen.

Pire encore, les rumeurs les plus folles, les analyses fabriquées par les officines et affichées par certains de nos concitoyens, les calculs étroits, la rancœur ou tout simplement la cupidité maladive sont apparues, alimentés par nos ennemis de toujours, à l’intérieur et à l’étranger.

La désinformation et la déstabilisation

Comme nous l’avons déjà écrit à plusieurs reprises, l’absence du président de la république ressemblait à celle du père qui est loin de sa famille, cette dernière subissant la ‘Hogra’ dans toute son étendue. L’Algérie, qui est aussi une grande famille rassemblant tous les algériens, s’est retrouvée victime de plusieurs parties malintentionnées qui voulait la voir sombrer dans le chaos. Des vidéos, des post, des analyses, des articles de presse ont foisonné durant les deux derniers mois de l’année 2020, malheureusement relayés par certains de nos compatriotes qui pensaient trouver mieux que leur patrie ou qui étaient guidés par leur avidité maladive.

D’ailleurs certains de nos ministres ont même suivi le chemin de cette désinformation et ont même commencé à parrainer quelques énergumènes qui voulaient déposer leurs candidatures à la magistrature suprême… rien que cela !

L’Algérie toujours debout grâce à ses dignes fils

Mais il faut dire aussi qu’en Algérie, il existe aussi, et il en existe beaucoup d’ailleurs, de citoyens intègres, de dignes fils de ce pays martyre, qui se sont sacrifiés pour mener à bien toutes les missions qui leur ont été confiées et ont continué à veiller au grain pour mener le train Algérie à bon port.

Nous citerons le premier ministre, Abdelaziz Djerad qui, malgré les attaques multiples dont il a été la cible de la part des ennemis de l’Algérie, a continué contre vents et marées, à s’acquitter de toutes les taches délaissées par d’autres. Il a réussi à mener à bien le référendum sur la révision de la constitution, il a permis au pays de sortir de toutes les ornières creusées par nos ennemis, tous les secteurs continuaient à marcher, même à petite allure, alliant maturité de vision, crédibilité, honnêteté et loyauté.

Enfin, l’ANP, conduite par son chef d’état-major et les hauts responsables des services de sécurité ont veillé au péril de leurs vies à assurer la stabilité de l’Algérie et à maintenir la paix et la sécurité à travers toutes les régions.

Un nouveau départ

Après ces constats, un remaniement gouvernemental serait imminent, selon plusieurs observateurs et spécialistes de la scène politique nationale et toucherait une bonne partie des ministres qui ont failli à leurs missions, tout en maintenant ceux d’entre eux qui ont continué sur la voie tracée par le président et par leurs obligations nationales.

C’est un gage de la force de l’Algérie qui saura toujours sortir plus forte de ces multiples défis relevés par ses enfants.

Tahar Mansour