Amar Belhimer : « l’État n’utilise pas le coronavirus pour faire peur »

Amar Belhimer : « l’Etat n’utilise pas le coronavirus pour faire peur »

Dans un entretien accordé au site Akhbar Eldjazaïr, le professeur Amar Belhimer, ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, a affirmé que les activités des partis opposés au projet de la révision de la Constitution, ont été couvertes par les médias publics.

« L’ère de la mise sous tutelle des médias est révolue », a-t-il tranché en réponse à une question sur les allégations de certains partis qui se sont plaints de restrictions politiques en raison de leur opposition à la révision constitutionnelle.

Et d’ajouter, « Il faut poser cette question aux médias qui n’ont pas couvert ces activités. Car le ministère (de la Communication) ne s’ingère pas dans lignes éditoriales ».

Dans ce sillage, le porte-parole du gouvernement a démenti les accusations selon lesquelles le gouvernement utilise l’épidémie de coronavirus comme « croquemitaine » afin de restreindre les libertés et les activités des partis de l’opposition.

« L’épidémie a imposé à tout le monde une adaptation avec une situation nouvelle », a-t-il souligné.

Idem pour le Hirak, le ministre de la Communication a infirmé l’adoption par l’Etat d’ « une politique intimidante ». « Les manifestations se sont arrêtées suite à la progression du coronavirus en Algérie. C’est une réponse suffisante à tous ceux qui en doutent », a-t-il pointé.

Par ailleurs, le professeur Amar Belhimer est revenu sur le décret exécutif relatif à la presse électronique. Selon lui, dès la promulgation du texte, après discussion et enrichissement, un travail sera engagé afin de créer « une cartographie médiatique algérienne ».

Le but étant de faciliter l’organisation de la profession et de séparer le travail médiatique de celui de propagande. « Le développement technologique et le recours à la numérisation sont un choix stratégique qui oblige le gouvernement à construire une presse électronique forte et loin de l’anarchie et de la prolifération de faux sites alimentés depuis l’étranger et dont les fins ne sont pas innocentes », a-t-il expliqué.

Enfin, pour ce qui de l’audiovisuel, Amar Belhimer a plaidé, une nouvelle fois, pour une algérianisation des chaînes privées pour une meilleure organisation de ce secteur.

Skander Boutaiba