Agression marocaine à El-Guerguerat : le Front Polisario a répondu au « moment opportun »

Agression marocaine à El-Guerguerat : le Front Polisario a répondu au « moment opportun »

Le représentant du Front Polisario en Espagne, Abdellah Larabi, a affirmé que la partie sahraouie avait réagi aux violations marocaines de l’accord de cessez-le-feu à El- Guerguerate (Sud-Ouest Sahara Occidental) « de manière appropriée ».

Selon l’agence de presse sahraouie (SPS), le diplomate sahraoui a affirmé également que le Front Polisario n’a eu de cesse de mettre en garde la communauté internationale pour empêcher le Maroc de violer l’accord de cessez-le-feu, signé par les deux parties en 1991 sous l’égide des Nations unis, à commencer par la brèche illégale d’El Guerguerat jusqu’à la tentative de franchir la zone tampon, « ce qui a mené à une situation de guerre dans cette région».

Mettant en avant le soutien et la solidarité de l’Espagne à la cause sahraouie depuis le tout début, le même intervenant a souligné la position officielle déshonorante du Gouvernement espagnole envers les responsabilités historiques de l’Espagne vis-à-vis de la cause sahraouie.

Pour rappel, les forces d’occupation marocaines ont mené une agression militaire dans la zone tampon d’ El Guerguerat en violation de l’accord de cessez-le-feu signé en 1991.

Suite à cette agression, le président de la RASD, et secrétaire général du Front Polisario, Ibrahim Ghali, a adressé une lettre urgente au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, et à la Représentante permanente de Saint-Vincent-et-les Grenadines auprès des Nations Unies, Rhonda King, qui assure la présidence tournante du Conseil de sécurité, dans laquelle il les a informés des répercussions de l’attaque agressive lancée par les forces militaires marocaines contre des civils sahraouis non armés manifestant pacifiquement à El Guerguerat.

«Face à cet acte d’agression, les forces militaires du Front Polisario ont été contraintes d’intervenir face aux forces marocaines en état de légitime défense et de protéger les civils», souligne le président sahraoui.