Afin de  financer son déficit budgétaire : Le Maroc, en faillite, fait appel à un emprunt international

Afin de  financer son déficit budgétaire : Le Maroc, en faillite, fait appel à un emprunt international

Plus sombres qu’en juin dernier, les nouvelles prévisions macroéconomiques pour le Maroc prévoient, selon les spécialistes,  une récession plus brutale pour 2020 à cause de la crise sanitaire.

Pour Le Point Afrique, qui décortique la situation économique du voisin de l’Ouest, en dresse un tableau sombre. « L’économie du pays devrait se contracter de 6,3 %, et non de 5,2 % comme la banque centrale marocaine l’avait annoncé, en raison d’un  redémarrage plus lent que prévu face à la pandémie.

Des prévisions amenées à évoluer tant la situation est encore incertaine, note-t-on en effet.  Suite à quoi, le Royaume a du se tourner vers un emprunt internationale. Il a, dans ce sens, finalisé ce 08 décembre,  une émission en Eurobonds libellée en dollars sur les marchés internationaux. Montant levé : 3 milliards de dollars.

Il s’agit de 750 millions USD sur 7 ans, 1 milliard USD sur 12 ans et 1,35 milliard USD sur 30 ans. L’opération a été réalisée mardi 8 décembre.

L’information, relayée par la presse étrangère spécialisée, a été confirmée par Médias24 Le Boursier, auprès du ministère marocain, des finances.

« Il s’agit d’obligations émises sur trois tranches avec des maturités allant à 30 ans », explique-t-on.

Les taux d’intérêt pour les trois tranches sont respectivement de 2.375%, 3% et 4%. Ce qui montre que la prime de risque du Maroc a sensiblement augmenté, dans le sillage de la dégradation des finances publiques de tous les pays consécutivement à l’impact de la crise du Coronavirus.

L’objectif de cette levée est justement de financer le déficit budgétaire qui s’est sensiblement creusé et devrait frôlé les 8% du PIB en 2020.

Pour financer l’aggravation du déficit budgétaire, le Trésor va, entre autres, procéder à une autre sortie sur le marché financier international en 2021.

La presse spécialisée, rappelle,  qu’il s’agit de la deuxième sortie du Trésor sur le marché financier international en moins de trois mois. En septembre dernier, il a levé 1 milliard d’euros sur 5 ans et demi et 10 ans. En parallèle, il a mobilisé plusieurs financements multilatéraux et bilatéraux.

Le tout, alors que Mohamed VI serait le cinquième monarque le plus riche du monde. Sa fortune colossale lui permet de dépenser sans compter et de faire de nombreuses folies…. Sa dernière trouvaille en a d’ailleurs agacé plus d’un. Celui qui voue un amour inconditionnel à la France s’est offert un pied-à-terre à Paris de plus de 80 millions d’euros, comme l’a révélé le journal Africa Intelligence.  Mohamed VI est en effet, connu pour ses dépenses sans compter. Au détriment bien entendu de « ses sujets », dont la plupart, vit dans une pauvreté extrême.

En effet, un rapport intitulé « Un Maroc égalitaire, une taxation juste », publié en avril dernier, par l’ONG Oxfam, plaide pour une fiscalité plus équitable et dresse par la même occasion un tableau précis et implacable des écarts de richesse au sein du royaume.

Aussi, un rapport récent de la Banque mondiale, fait ressortir que le Maroc est l’un des pays de la région du Moyen Orient et d’Afrique du Nord qui souffre le plus de pauvreté et de restriction.

Dans le rapport, il est précisé que 60% des Marocains vivent dans la pauvreté et dans le besoin.

Cette partie de la population marocaine se divise en deux classes : les Marocains qui vivent dans la pauvreté extrême et les autres qui vivent dans un stade de pauvreté moyenne et qui sont privés de leurs droits les plus élémentaires. Le Royaume de tous les paradoxes…

F.H