Affaire Ali Haddad : Ouyahia rejette les accusations

 

Affaire Ali Haddad : Ouyahia rejette les accusations

La première audience du procès de l’homme d’affaire Ali Haddad, suspendue en raison du décès de l’avocat et frère de l’ex premier ministre, Ahmed Ouyahia s’est poursuivie ce mardi 23 juin, au Tribunal de Sid M’hamed à Alger.

Appelés à la barre, les deux anciens Premiers ministres Abdelmalek Sellal et Ahmed Ouyahia, accusés d’avoir donné des avantages au parton de l’ETRHB à travers des contrats de marchés publics, ont nié tout en bloc. 

Ahmed Ouyahia a en effet, rejeté les accusations de corruption et de dilapidation qui lui sont imputées, selon les propos rapportés par des médias.

 « Tous les projets de gré à gré ont été accordés avec l’approbation du gouvernement », a-t-il répondu au juge qui l’interrogeait sur plusieurs affaires liées aux marchés publics réalisés à son époque à la chefferie du Gouvernement.

Évoquant notamment le cas du projet de l’autoroute Est-Ouest, Ahmed Ouyahia affirme : « Ce n’est pas moi qui ait donné le projet de gré à gré».

« Je tenais  (l’ancien président de la République)  Abdelaziz Bouteflika au courant quotidiennement de tout ce qui se passe.

Je l’appelais et je lui envoyais les rapports sur l’avancement des projets tous les jours. D’ailleurs, « c’est l’ancien président Bouteflika qui a demandé la prise en charge rapide des projets en attendant de régulariser leur situation plus tard », a ajouté Ahmed Ouyahia.

Dans ce contexte, il a expliqué au juge que le code des marchés publics a « été amendé quatre fois par décret présidentiel ».

« C’est l’ancien président de la République qui a donné les projets du port de Djendjen ainsi que celui de l’Autoroute Est-Ouest », a-t-il insisté notant un peu plus tard « avoir tout fait » lorsqu’il était Premier ministre de 2017 à 2019, « pour préserver l’argent public estimé à 20 milliards de dinars. Ahmed Ouyahia a d’autre part noté dans ses réponses au juge que son épouse n’a jamais possédé d’entreprises et que ses enfants n’ont jamais décroché un marché public ».  

Farid Houali