AEP: finie l’importation des canalisations en fonte et acier

AEP: finie l’importation des canalisations en fonte et acier

Utilisées jusque-là, et à grande échelle  notamment dans l’assainissement d’eau potable (AEP), les canalisations en fonte et ou an acier ne seraient plus importées. C’est l’annonce faite mardi, par  le ministre des ressources en eau.

A partir de Bejaia, où il effectuait une visite de travail et d’inspection,  Arezki Berraki a en effet,  a mis en évidence, l’intérêt pour les professionnels de l’hydraulique et par ricochet celui du pays à ne plus recourir à l’usage des canalisations en fonte ou en acier importé, prônant en contrepartie leur substitution par les tubes en polyéthylène haute densité (PEHD), «fabriqués localement en quantité et en qualité».

«Evitez de recourir aux canaux en fonte et même en acier», a-t-il tonné devant un parterre de gestionnaires en charge des réseaux d’AEP dans la wilaya, les invitant ainsi à reconsidérer leur prédilection en faveur de ces matériaux importés, car, a-t-il expliqué «ils bouffent des devises, ne créent pas de l’emploi, brident la croissance des produits nationaux analogues et concourent souvent au retardement des projets et des délais à cause des procédures d’importation».

Dans ce contexte, il a exhorté les porteurs de projets hydrauliques à suspendre dans les plus brefs leurs commandes auprès de leurs fournisseurs étrangers, se montrant au demeurant «menaçant». «De toute façon la décision est prise. Elle va faire incessamment l’objet d’un arrêté interministériel» a-t-il affirmé.

Conforté par le retour d’écho sur le terrain quant au recours privilégié des entreprises du secteur à ce type dede matériaux, le ministre en a eu le cœur net, en visitant le site d’Ait R’zine, près d’Akbou à 75 km à l’ouest de Bejaia, ou se réalise un important projet d’AEP, impliquant six localités de la région (Ait-R-Zine, Ighrem, Tazmalt, Beni Mellikeche et Boudjellil), retenues pour être approvisionnées à partir du barrage de Tichi-haft mais qui tarde à voir le jour.

Le projet a été le siège de plusieurs contraintes, notamment les oppositions des riverains et la libération en décalage, de crédits. Mais il a été aussi bridé par les retards d’acheminement sur site, des canaux importés.

Ce site n’est pas l’exception. D’autres projets de même nature ont souffert de cette donne et qui auraient pu en faire l’économie, si seulement, chacun s’était contenté d’utiliser le tube en PEHD, a relevé le ministre qui, au-delà de cette considération technique, a fait acte de la volonté des pouvoirs publics d’améliorer les prestations inhérentes à l’offre hydraulique, notamment l’alimentation quotidienne en eau potable des ménages, dans une « plage horaire atteignant au moins 08 heures par jour».

Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, car seulement 12 communes sur 52 que compte la wilaya en bénéficient, notera le ministre.

M.M.H